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Bons baisers de Sibérie

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  Exils # 99 (27/03/2025) Si Mazeppa (1993) plut au public cannois, si la Commission supérieure technique (désormais de l'image et du son) le récompensa, l’hivernal Chamane (1996) reçut un accueil glacé, le cinéaste en ressorti blessé, sa caméra mit de côté. Tandis que Marin Karmitz produit, voici Bartabas en Sibérie, en train de mettre en images, durant un agité tournage ( budget à demi dérobé, matériel presque bon pour la poubelle, météo tout sauf au chaud), le scénario d’un second spécialiste des chevaux dénommé Jean-Louis Gouraud, qui transpose à l’écran l’un de ses romans, a priori inspiré d’une histoire vraie, au sous-titre explicite : Riboy : fugue pour un violoncelle. L’étrange pérégrination dans la taïga d’un musicien et de son extraordinaire petit cheval bigarré . Film en majorité mutique, au picaresque pas trop épique, ponctué de rencontres avec des excentriques (cosaque en side-car , capitaine à quai), moins en mouvement que l’homonyme synchrone de l’incorrig...

Chiens enragés

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  Un métrage, une image : Dobermann (1997) On se surprend à sourire assez souvent à cette BD décérébrée, filmée à l’esbroufe avec une caméra Canal+ par Jan Kounen. Sorti mercredi, Dobermann se verrait vite et à tort accusé d’être anti-flic, sinon suspect d’homophobie, mais en vérité subjective il s’agit d’un divertissement inoffensif, signé d’un spécialiste de l’expression plastique, passé par la publicité puis le clip, on le voit, on le devine. Le romancier Joël Houssin s’auto-adapte et ponctue le conflit ad hoc de répliques rigolotes plutôt que portées sur la litote. Tandis que Gaspar Noé, par ailleurs co-producteur, accomplit un caméo mutique de kébab, pendant que Romain Duris, méconnaissable en sniper tsigane, doté d’un dentier, toujours survolté, quasi drogué, très indisposé, s’essuie les fesses au moyen d’une page déchirée des fameux Cahiers du ciné, plan puéril et pourtant plaisant, qui dut satisfaire tous les cinéastes vénères, d’aujourd’hui et d’hier, exécutés...