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Ma vie avec Liberace : Le Pianiste

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Steven Soderbergh. Pas de boogie-woogie avant de faire vos prières du soir Eddy Mitchell Ni Fassbinder, ni Friedkin, ni LaBruce, ni Molinaro, Soderbergh mit du temps à concrétiser son projet de biopic de dix années ramassées sur cent dix minutes, et Ma vie avec Liberace vient parfois longtemps après Le Droit du plus fort, Cruising , Gerontophilia , La Cage aux folles , deux opus importants, une jolie réussite itou sortie en 2013 + une comédie indubitablement dispensable. S’il s’autorise quelques afféteries arty au piano, en avion, durant un bad trip , l’ensemble fait profil bas et s’apparente davantage à du filmage qu’à un long métrage rempli d’audace(s). Que ce littéral téléfilm de luxe connut les honneurs d’une exposition cannoise, que son auteur stakhanoviste passe auprès de certains critiques pour un styliste, laisse songeur et renseigne autant sur les exigences de Monsieur Thierry Frémaux qu...

Remember : Papy fait de la résistance

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre d’Atom Egoyan. Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard, Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge, Où le Repentir même (oh ! la dernière auberge !), Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! Baudelaire En observant l’ouverture de Remember , travelling avant plein cadre sur un visage vieilli endormi, on se dit que nous voici loin du formalisme de discours et de récit des premiers films de l’auteur. Un temps paresseusement associé par la critique, au siècle dernier, en vertu d’une nationalité partagée, à son compatriote Cronenberg, Egoyan élabore depuis une trentaine d’années une filmographie équilibrée, régulière (quinze longs métrages à ce jour + quelques incartades à la TV, pour les nouvelles versions de La Quatrième Dimension et Alfred Hitchcock présente ). De ce corpus canadien, Exotica (veine « érotique » prolongée par Chloé , resucée infidèle, l...

Gerontophilia : La Vieille qui marchait dans la mer

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Bruce LaBruce. À la fin des années 50, quand les femmes se pâmaient encore devant Rock Hudson et Liberace, et que l’homosexualité était l’amour qui n’ose pas dire son nom plutôt que celui qui ne sait pas la fermer, ma vitalité sexuelle était à son paroxysme. Stephen King, Mister Yummy , Le Bazar des mauvais rêves Film d’amour et d’humour, drôle, tendre puis triste, avant que la vie et l’envie ne reviennent au passage clouté, à proximité du crossing guard âgé, un sourire en regard caméra en guise de coda, Gerontophilia semble relire, renverser, sinon aseptiser un célèbre monologue de Frissons   : LaBruce, Canadien connaissant ses sources, bien qu’il évoque plutôt le souvenir d’une amitié au siècle dernier, délivrera même une brève scène de cauchemar vorace, organique et dédoublée qui dut plaire à son compatriote Cronenberg (le générique de fin remercie d’ailleurs Don McKellar et ...