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Affichage des articles associés au libellé Maurice Ronet

Gens de Dublin

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  Un métrage, une image : La Jeune Folle (1952) À Jacqueline Waechter, à l’écart de la guerre En surface, La Jeune folle se soucie d’Irlande, d’indépendance, de Républicains, de destin. À ce niveau-là, ça ne fonctionne pas, jamais on y croit, la fameuse suspension of disbelief sur tout ceci glisse. Idem en situation de délocalisation, le Minnelli de Madame Bovary (1949), autre portrait d’une féminité fiévreuse et très tourmentée, durement dessillée, convainquait davantage, au-delà du langage, puisque du cinéaste la sensibilité idéaliste et lucide ressemblait à celle de l’héroïne, faisant du pari impossible, de l’adaptation a priori à la con, un modèle de fidélité infidèle, en outre un autoportrait porté par une actrice assez sublime, souvent intense, Selznick ne me critique, nommée Jennifer Jones. En subjective vérité, Yves Allégret décrit un second pays, et cela séduit, réussit : en écho à l’incontournable Corbeau (1943) du guère collabo Clouzot, La Jeune Folle...

Broken Flowers

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  L’incontournable, l’acclamé, la solitude, le secret… Ce qui séduisait, chez Michel Bouquet ? Disons sa discrétion, sa douceur menaçante. Le CV de « l’anarchiste calme » ne révèle rien de remarquable, c’est-à-dire de malséant, le comédien molièrisé, l’acteur césarisé, l’homme de multiples fois légionné, se verra de surcroît honoré d’un hommage national aux Invalides fin avril, bigre, Poquelin ne s’en soucie point, nous itou. Quant aux psys, qu’ils s’astiquent avec à peine ceci, à savoir une enfance a priori assez triste, puisque pénible pension + petits condisciples à la con. Au-delà du fait avéré d’avoir su interpréter comme un condensé du citoyen pompidolien dans la France familière, étrange, fiévreuse et réfrigérante des années septante, Bouquet philosopha à la Flaubert, vécut en bon bourgeois, en incarna, laissa deviner sa demi-démiurgie, se préoccupa aussi de pédagogie. Sur scène, il joue Gide, Camus, Anouilh, Molière, Ionesco, Pinter, Beckett, Bernhard, S...

La Dame du vendredi

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  Un métrage, une image : La Femme écarlate (1969) À Jacqueline, admiratrice de Monica & Maurice Comme Macha, éclairée par il suo Carlo (Di Palma), Monica aima le rosso, profondo (Argento, 1975), deserto (Antonioni, 1964), en Dior, l’adore, pense à sa propre mort, en veut à mort, à Julien Sorel, non, au Julien de Hossein, qui, au lit, sudiste, à Nice, vient vite de Vitti baiser, au propre, au figuré, parfums en faillite, propriété spoliée. Rapatriée à Paris, elle s’y divertit, s’y étourdit, décide de s’accorder une semaine, au terme de laquelle elle tuera le « directeur commercial » très indélicat, ensuite se suicidera. De la voleuse malicieuse, d’Austin immaculée, de sombre pistolet, elle demande « plus clair » à l’armurier, la (dé)route croise celle d’un « releveur d’épaves », métier idoine, croyant au « mélodrame », Maurice Ronet, en retrait, émeut, immédiatement malheureux, amoureux, d’une bientôt « morte », illi...

Raphaël ou le Débauché (1971) : Cela s’appelle l’aurore

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  Aux hommes la mélancolie, aux femmes la (sur)vie… Merci Jacqueline Nietzsche ordonnait de danser sa vie ; aussi funambule que le Zarathoustra du philosophe, qui estimait l’Homme comme une « corde tendue au-dessus de l’abîme entre l’animal et le Surhumain », hein, Raphaël ne souhaite « penser qu’à ses pieds », finira fissa flingué, son suicide en rime à celui de son Aurore adorée, in extremis et sans malice mal mariée. À revoir à l’invitation d’une artiste amie ce film, l’un des meilleurs du réalisateur Michel Deville, jadis découvert durant l’adolescence, on sourit de connivence et s’émeut à nouveau devant le mélodrame rempli de charme, écrit avec esprit et monté avec doigté par l’incontournable Nina Companeez, quels rôles en or, selon deux interprétations d’exception, la fascinante Françoise Fabian et l’irrésistible Maurice Ronet en superbe couple en déroute. Costumé par l’experte italienne Gitt Magrini, partenaire d’Antonioni & Bertolucci, Lado...

Maurice

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  Un métrage, une image : Gueule d’ange (1955) À Jacqueline Gueule d’ange commence comme se termine Panique (1946), fête foraine défaite, mais Marcel Blistène, ses Amants de demain (1959) salué par mes soins, à la différence de Julien Duvivier, ne s’inspire de Simenon afin de cartographier un pays, une patrie, en proie à l’antisémitisme et à la furie, acerbe façon de régler ses comptes avec ceux qui l’accusaient d’être allé ailleurs se planquer pendant l’Occupation des Teutons. Basé sur une chanson de Charles Dumont, revoilà Piaf, sa moralité soignée, appliquée, c’est-à-dire, traduisent les sarcastiques et les critiques, surtout des Cahiers , sclérosée, asphyxiée, à l’image du moment d’antan, « transit » des frileuses fifties , dans la vie, sur un écran, relit Laclos davantage que Madame Bovary , l’experte « provinciale » en faux tableaux à deux balles valide et emballe. Puisqu’il n’existe « plus de place aujourd’hui pour les héros »,...

Les Enfants du marais

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  Un métrage, une image : Le Guérisseur (1953) Pour la ronetesque Jacqueline Dans Le Cas du docteur Laurent (Le Chanois, 1957), Gabin se déguise idem en sudiste médecin, confronté à la colère de ses collègues ; dans Le Guérisseur (Ciampi, 1953), pourvu du patronyme-pseudonyme homonyme, Marais à Dinan domicilié traversa déjà tout ça, en sus s’amourache d’une chère malade à tumeur cérébrale. Le mélodrame médical revisite ainsi, in extremis , ici à peine retardée, la fameuse mort d’Eurydice et donc Orphée (Cocteau, 1950). Lachaux/Laurent s’impose en personnage plutôt intéressant, à la fois altruiste et cynique, qui traite ceux nombreux venant le trouver de « névrosés », qui voudrait bien enfin croire à son improbable super-pouvoir. Hélas, l’imposition des mains ne sert en définitive à rien, sinon certes à rendre jolie l’agonie, apaiser la patiente, farouche et frêle Isabelle, munie du charmant strabisme de Mademoiselle Delorme. Le couple en proie au dout...

Mélodie en sous-sol : Cent mille dollars au soleil

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  L’Argent probablement… Chez Deray ( La Piscine , 1969), Delon noyait Ronet ; chez Verneuil ( Mélodie en sous-sol , 1963), il mouille ses billets. Le cinéaste cinéphile adresse ainsi un clin d’œil défaitiste dédoublé au Trésor de la Sierra Madre (Huston, 1948), à L’Ultime Razzia (Kubrick, 1956), autres contes de décompte, pareillement en noir et blanc. Sous le soleil sudiste d’un casino quasi tombeau s’affiche une fable affable et s’affirme un refilage de flambeau. Sphinx solitaire à cheveux blancs et lunettes noires, Gabin s’évade du cadre (du calme) de vie rance de Viviane Romance, il vise l’Australie, il veut terminer de truand son CV via un coup d’éclat. Le plan trop parfait boit la tasse, hélas, Alain pas pour rien. Accompagnés par la cruelle clarté de Louis Page en DP, les notes très ironiques de Michel Magne à la musique mimétique, chorale et orchestrale, le tandem , pris au piège d’un dilemme, par une photographie fissa trahi, in situ cerné de journalistes et ...

Le Feu follet : L’Homme pressé

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  Nouvelle Vague ? Dernier rivage… Pour Jacqueline Chronique presque autobiographique d’un décès annoncé, amitiés à Márquez & Rosi, Le Feu follet (Malle, 1963) fait davantage que servir de présage à L’Insoumis (Cavalier, 1964) et Les Parapluies de Cherbourg (Demy, idem ), c’est-à-dire évoquer les fameux « événements d’Algérie » et leur trouble de « stress post-traumatique » dépressif, consécutif. Certes, le « bel Alain », Leroy déchu, le Roi mis à nu, se suicide aussi en raison de ceci, mais son passé militaire, de sale et silencieuse guerre, n’explique pas tout, pas plus que sa nausée, à l’évidence sartrienne, devant la « médiocrité » du monde, du sien, de ses amis, de son destin. Si la mort demeure un mystère, le trépas volontaire constitue un rébus absurde, une énigme irréductible, un (dés)astre noir neutralisant, en élégant noir et blanc, Cloquet vient d’éclairer Classe tous risques (Sautet, 1960) et Le Trou (Becker, 196...

Vers la lumière : Les Instants clairs de Jacqueline Waechter

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  Surprise du samedi, relais urbi et orbi … En os et en chair je ne connais Jacqueline Waechter, cependant ceci m’indiffère, sus aux séductions éphémères, priorité à la proximité épistolaire. Des « moments éclairants », « intelligents », l’internaute point sot ni sotte en passera, en trouvera autant qu’il conviendra, via son site intitulé joliment Bright Moments . De la lumière, de la lucidité, du désir, de la légèreté, il (nous) en faut à satiété, surtout à l’heure de stupeur du ciné masqué, du monde démoralisé, soumis à sa symbolique morbidité. Impressionnant, impressionniste, poétique, politique, le miroir tout sauf fantomatique de Jacqueline – à la Pascal parions qu’elle m’autorisera de son prénom le respectueux emploi, partagé par exemple par les dear Mesdames Audry, Bisset, Pagnol – reflète en effet, fi d’effets, une femme fréquentable. Certains (hommes, oui ou non aimables) offrent ou (s’)envoient des fleurs, j’écris, de manière majoritaire, afin de m...

Ne vous retournez pas : Un mois de cinéma

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  Des films, des films, des films … Frime futile ? Exil utile ! Avec la peau des autres (Jacques Deray, 1966) Dirigé par le solide Deray, voilà le valeureux Ventura à Vienne, selon cette version sérieuse des Barbouzes écrite par Giovanni, bis , à partir de Perrault cependant dépourvu de pull-over (rouge). Si les belles Ellen Bahl & Marilù Tolo ne font que de la figuration, les premiers nous le regrettons, Bouise, suicidé via une vitre, sauve la mise du métrage d’un autre âge, idem musiqué par Michel Magne, en composant un espion à soupçon(s), un père d’adoption, sur le départ, hélas bien trop tard. La Balance (Bob Swaim, 1982) Avant d’être le braqueur masqué de L’Amour braque , Karyo fracasse et met Pagny au tapis, descend un second flic, se fait dessouder en souriant ; son supérieur de malheur, élégant Ronet en caïd cuistot, traqué, exécuté, d’une bastos dans la bouche, sème ainsi sa némésis nommée Berry ; la force de Baye, la fragilité de Léotard confè...