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Affichage des articles associés au libellé Sondra Locke

Peau d’âme

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  Exils # 61 (12/11/2024) Car la poudre et la foudre c’est fait pour que les rats envahissent le monde Claude Nougaro, Tu verras « La peste est partout » et les rats itou, les vrais dressés par un certain John Holmes, homonyme de célèbre acteur classé X. Demy ne se souciait de réalisme ni de politique et pourtant sa relecture d’une moralité toujours d’actualité s’en rapproche assez. Longtemps avant Rachida Dati & Michel Barnier, on s’y préoccupe en effet de financer une cathédrale, de trouver illico de nouveaux impôts, celui sur le sucre séduirait notre médiocre modernité, si soigneuse de sa santé. Dans Les Parapluies de Cherbourg (Demy, 1964), l’enchanteur de malheur ne filmait pas les fameux « événements d’Algérie » mais leurs conséquences en France, grâce à un garagiste épris que l’on qualifierait aujourd’hui souffrant de « stress post-traumatique ». Ici, la satire s’immisce au sein malsain des coulisses, dévoile les jeux et les enjeux...

La Grotte Costner

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  Exils # 44 (05/06/2024) Donc d’un western moderne ( Furiosa : Une saga Mad Max , Miller, 2024) au suivant à l’ancienne ( Horizon : Une saga américaine , Costner, 2024). Chacun remarquera du même mot le même emploi. Des deux côtés de l’Atlantique et du Pacifique, face à la faillite du politique, revoici le répit de l’épique ; à l’encontre des communautés, de leur clivante radicalité, vive la collectivité, l’unanimisme démuni de manichéisme. Ça se rassemble et se ressemble sur un écran, ça vous rassemble et vous ressemble devant. Cet Ouest à représenter, à ressusciter, cette Frontière filmée, fantasmée, à la fois fabuleuse et fondatrice, odieuse et destructrice, on le savait bien avant le révisionnisme cinématographique des seventies , Costner les connaît sans conteste, il s’illustra autrefois dans des westerns authentiques ( Silverado , Kasdan, 1985, Danse avec les loups , Costner, 1990) ou symboliques ( Les Incorruptibles , De Palma, 1987, Un monde parfait , ...

Le Mur du son

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  Un métrage, une image : Onde de choc (1984) Un thriller doté de R5 ? Nous voici bel et bien au sein d’un opus européen, un peu hitchcockien, où deux types mimétiques, à défaut de (bandes) magnétiques, écoutent en chœur un baladeur, idem se baladent, tournent autour de la même dame. Au terme de Blind Date , appréciez au passage le mimi jeu de mots, sentimentalo-miro, Lana Clarkson ne succombe donc au beau blond, amateur de musique, manieur de scalpel cruel, vrai-faux chauffeur de taxi, par ses propres soins très malsains puni, planté presto à cause d’une porte, qu’importe. En réalité, en vérité, la svelte silhouette de Brainstorm (Trumbull, 1983) et Scarface (De Palma, 1983) va décéder une vingtaine d’années après, mise à mort par un certain Phil Spector, accident, suicide, homicide, on s’en fiche, en définitive. En 1984, tout va pour Lana, ou pas tant que ça, parce que le comptable en exil volontaire, aux airs de directeur publicitaire, pense avoir reconnu en ...

La Cité de la violence : The Shooter

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  Décontraction, observation, conclusion, détonation… Charlie sourit plus ici que dans l’ensemble de sa filmographie, mais une menace méta, une menace de cinéma, envahit ses vacances avec Vanessa. Comme la victime, estivale aussi, du début de L’Inspecteur Harry (Siegel, 1971), le Heston de Bronson, prénommé Jeff, amitiés au Samouraï (1967) de Melville, idem tueur taciturne, flanqué d’une « femme fatale », surtout pour lui, suicide compris, se donne à voir au carré, à travers le viseur de celui désirant l’assassiner. Collaborateur régulier de Leone et en sus, déjà, de Sollima ( Le Dernier Face à face , 1967), puis de Valerii & Scola ( Mon nom est Personne , 1973 + Une journée particulière , 1977), le title designer Iginio Lardani suit le couple sous peu en déroute, je t’aime, moi non plus, je t’aime, je te/me tue, transforme le home en snuff movie, confère des couleurs psychédéliques,  so seventies , au petit exercice de tourisme morbide, effectué ...

Le Troisième Homme : Deconstructing Harry

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  Égout itou, plus propre mais autant létal que celui de Kanał … Comment mourir le mieux, sinon de la main d’un ami, même malheureux ? Au son d’une célèbre cithare de trop tard, on passe ainsi de Wajda à Welles, on explore un autre décor, on ranime une autre mort. Modèle de rythme aux cadres obliques, le requiem cette fois manifeste du mensonger macchabée utilise le son à l’unisson, affirmons à nouveau, que vous le vouliez ou non, en chœur avec le spécialiste Michel Chion, le cinéma comme « art sonore », hier et encore. Au creux de tunnels-caveaux, de catacombes européennes remplies d’ombres voire de vauriens, de clairs-obscurs d’impostures, beau boulot du dirlo photo Robert Krasker, pour ceci oscarisé, ensuite au côté de Visconti sur Senso (1954), ah, revoici Alida Valli, à proximité d’une immense roue de la destinée propice à séduire le symboliste Malcolm Lowry (et le John Huston de Au-dessous du volcan , 1984), se trame une traque patraque, en puissante profon...

Messiah of Evil : Kiss Tomorrow Goodbye

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  Ulysse & Télémaque ? Eurydice en Amérique… Un mec court, une porte apparaît, une piscine scintille, la fille l’assassine : après un prologue inspirant et inspiré, nocturne et coloré, la suite ne démérite. Item littéraire et d’atmosphère, film cinéphile tout sauf futile, opus poétique et politique, Messiah of Evil (William Huyck & Gloria Katz, 1973) associe deux récits, retravaille Lovecraft, s’approprie Shakespeare, se souvient de L’Invasion des profanateurs de sépultures (Siegel, 1956) et cite Sueurs froides (Hitchcock, 1958), développe et démultiplie la subjectivité tourmentée de Carnival of Souls (Harvey, 1962), s’inscrit au sein du sillage insensé de Shock Corridor (Fuller, 1963) et Sœurs de sang (De Palma, 1972), repeint Pierrot le Fou (Godard, 1965) puis prépeint Suspiria (Argento, 1977), verrière vénère brisée en sus, présage Zombie (Romero, 1978), devine Démons (Bava, 1985), revisite le western et remont(r)e le mélodrame paternel. Fiss...

Dans un jardin qu’on dirait éternel : Ça commence aujourd’hui

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  Retour à la perfection ? Parcours de la procrastination… Tea for two and two for tea Me and you and you and me La Grande Vadrouille (Gérard Oury, 1966) On ne changera pas le monde Mais il ne nous changera pas Jean-Jacques Goldman, On ira Pendant vingt-cinq ans, la narratrice apprend à faire du thé, de l’automne au printemps, de l’hiver à l’été. Au-dehors du sanctuaire hebdomadaire, des événements « inimaginables » surviennent, invisible et vaste univers, tandis qu’à domicile sa commerçante cousine si « franche » finit fissa par fonder une famille. Elle-même devient « auteure indépendante », perd son père, en coda accède à la succession des leçons. Toutefois tout ceci, tel le générique aquatique, au thème musical en mineur lyrique, dû à la douée Hiroko Sebu, itou compositrice du score de Je veux manger ton pancréas (Shin’ichirō Ushijima, 2018), semble glisser sur sa serviette en soie à (re)plier puis déplier avec une méticulosité d’in...

La Foire des ténèbres : Carnival of Souls

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Manège sacrilège, marasme de marketing … Le Diable se dénomme (aussi) Disney, si vous en doutez (encore), découvrez le documentaire mortifère d’Arnaud des Pallières, intitulé Disneyland, mon vieux pays natal (2001). S’il convient d’éviter de retracer sa genèse agitée, désormais bien documentée, il s’agit ici de souligner, d’affirmer que La Foire de ténèbres (Jack Clayton, 1983) miroite son argument, que Bradbury & Clayton ressemblent aux deux (transparents) enfants, qu’ils rencontrèrent et affrontèrent leur propre Mr. Dark (patraque), en la personne démultipliée des executives du studio de Mickey. VRP du parc, ami de Walt, Ray se fit recadrer sur l’écran, tandis que Clayton, lui-même infidèle, because recours à un co-scénariste à la rescousse, en catimini, méfions-nous de nos amis, remercions nos ennemis, se faisait filouter du fameux final cut , tradition locale de pragmatisme plutôt que de sadisme, stratégie de révision sans autorisation, en partie expliquée par le...

The Unseen : Junior

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Séjour de désamour, invitation d’élimination… 1980 again , cette fois-ci à l’occasion d’un film bien nommé, car méconnu, non vu, désormais visible, disponible en ligne, en VO point sous-titrée, en appréciable 480p. S’il se souvient de Psychose (Alfred Hitchcock, 1960), de Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974) et, davantage étonnant, de Duel au soleil (King Vidor, 1946), The Unseen (Peter Foleg, 1980) possède son propre style, sa propre personnalité, prend congé du spectateur séduit, surpris, amusé, ému, par une pietà poignante, presque apaisée, qui n’appartient qu’à lui, qui paraphe l’argument de maternité tourmentée, à base d’inceste et d’avortement, rien d’hilarant. Je le dis, je le redis, l’imagerie horrifique (s’)autorise la tonalité drolatique, procède du discours mélodramatique, se place parmi une perspective d’épouvantes et de pleurs, de violence et de clémence, de détresse et de tendresse, double origine de son unique noblesse, mélange étrange de sa supér...