La Maladie du dimanche : Annabelle
Se faire tuer, redoute la redoutable – elle t’immergera, vous purifiera, voilà. Ce Sonate d’automne (Bergman, 1978) à la sauce espagnole se supporte puis s’apprécie principalement pour ses deux belles et talentueuses actrices, déjà enrôlées en duo par le Almodóvar de La piel que habito (2011), citons donc Susi Sánchez & Bárbara Lennie. La première interprète une hôtelière altière, la seconde une moribonde. Chiara, ainsi prénommée en hommage délocalisé à la gamine de Marcello Mastroianni par des parents cinéphiles, même si la génitrice oublie le patronyme du réalisateur de Amarcord (Fellini, 1973), semble un bloc d’obscurité dès qu’elle apparaît au cœur d’une forêt sépulcrale, son visage livide surcadré à travers un orifice point vaginal, quoique, davantage d’édifice tombal végétal. Longtemps après, elle vient demander à sa mère, qui l’abandonna au bout de huit ans, de passer quelques jours ensemble, dans sa maison presque à l’abandon. Des molosses d’angoiss...