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Affichage des articles associés au libellé Max Pécas

L’Empire du Grec

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  Un métrage, une image : L’Année des méduses (1984) Le troisième métrage de Christopher Frank commence un peu comme du Max Pécas, dérive vite vers le thriller topless et la comédie dramatique non érotique. Le scénariste de Deville, Żuławski, Molinaro, Costa-Gavras, Deray, Delon ou Pierre Granier-Deferre, aussi romancier, semble aussitôt revisiter Et Dieu… créa la femme (Vadim, 1956) une trentaine d’années après, modernisme de féminisme seins et culs nus, ceux de la césarisée Cellier, de la sculpturale Kaprisky, beau duo de femmes fréquentables et in fine fatales, en tout cas de facto pour Giraudeau, déguisé en « mac » patraque, plagiste proxo, presque imprésario, clin d’œil au producteur Terzian inclus et amusant. L’Année des méduses annonce aussi et ainsi Elles n’oublient jamais (1994), dernier effort du réalisateur éphémère, décédé à la cinquantaine, Detmers, Farès et Lhermitte substitués au trio précité. S’il cite à deux reprises une célèbre scène de danse ...

La dolce vita

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  Un métrage, une image : «   Et Satan conduit le bal » (1962) Trois couples, une entourloupe, la route, la déroute : huis clos clair comme un tombeau, beau boulot de l’incontournable Raoul Coutard en dirlo photo, l’unique directive de Grisha Dabat, cinéaste éphémère, désormais centenaire, jadis scénariste de Bénazéraf & Pécas, ici sous l’égide de Vadim, qui adapte, dialogue, produit, commence sur un accident automobile, se termine sur un meurtre homonyme, il s’agit ainsi de la chronique d’une mort annoncée, durant quatre-vingts minutes congédiée, esquivée. Du côté de Collioure, ça papote à propos d’amour, ça s’ennuie, style Antonioni, le spectateur d’aujourd’hui un peu, aussi, ça se livre, voire se délivre, à des (dé)liaisons évidemment dangereuses ( Les Liaisons dangereuses 1960 , Vadim, 1959), où Ivan se plante, de dame, de macadam , supplante, même émotion, Valmont. Le pascal ou estival marivaudage vite dévie vers le naufrage, le chantage, la balle...

Rendez-vous

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  Un métrage, une image : Sonia et l’Amour des femmes (1981) Après un prologue en plan-séquence plutôt surprenant, une maîtrise de l’utilisation du zoom démontrant, pendant lequel une blonde puis une brune se font du bien au sein d’une baignoire, gare au retard, Dominique Aveline se voit vite évacué en violeur de pénible parking ; à la victime ensuite consolée, voire revigorée, par ses soins lesbiens, Sonia s’enquiert, réconfortante et claire : « Vous aimez les femmes ? » L’étudiante étonnante lui répond en action, avant de se faire fissa conduire à l’université, allez, ce soir chez moi rendez-vous, mon chou. Hélas une ex sonne à sa place, qu’à cela ne tienne, sur le billard veinard, les deux belles en tandem écarte la queue, les boules et roule ma poule. De son côté, illico arrivée, Corinne s’improvise ou davantage se révèle experte, à travers mise en amorce une plante verte, duo de fofolles au sol, en 69, rien de neuf, ceci on reproduit au lit...