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Affichage des articles associés au libellé João Pedro Rodrigues

Les Bonnes Manières : Les Nuits de la pleine lune

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Marco Dutra et Juliana Rojas. Pour commencer, comment entrer ; pour finir, comment (s’en) sortir : le mélodrame maternel brésilien et lesbien repose donc sur la clôture, l’imposture, les corps, leurs accords puis désaccords. Prison dorée de l’appartement à payer, modeste meublé de banlieue paupérisée, chambre forte calendaire aux grosses chaînes en fer, centre commercial glacial baptisé Bois de cristal – autant d’espaces autarciques qui dupliquent une fermeture d’un autre type, anatomique, amniotique, lycanthropique. En dépit de l’épouvante de la parturiente, malgré l’amour de la mère guère intérimaire, voire élveuse volontaire, la chair du cher (se) déchire la chère, envahit le nid rebondi, s’en extrait sans pitié, innocente s’endort, dévore en carnivore. Il ne suffit d’aspirer sa soupe en silence, marcher un livre sur la tête posé, avoir recours au végétarisme, à l’amnésie jolie, afin de s’affranchir ...

La Dernière Fois que j’ai vu Macao : Lisbonne Story

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de João Pedro Rodrigues et Jo ã o Rui Guerra da Mata. Davantage qu’au compatriote, contemporain, intéressant et peu convaincant Tabou de Miguel Gomes, on pense à Wenders en découvrant le nouvel essai, terme littéraire, du réalisateur de O Fantasma , déjà une fable surfaite de fantasmes et de fantômes, d’où l’intitulé au sens dédoublé, de chiens, de ville et de relations homosexuelles. Comme chez l’Allemand cosmopolite, le voyage extérieur et intérieur à base d’une similaire invitation-disparition en chanson(s) constitue au final une réflexion méta tramée au documentaire urbain, assortie ici d’une dimension mythologique, sinon eschatologique. L’ombre temporelle et mémorielle de La Jetée ou India Song tamise aussi le commentaire en voix off , dédale documenté filmé en numérique dont le narrateur ne sacrifie même pas à la visibilité reflétée de La Dame du lac de Robert Montgomery au miroir, en ...