To be (dis)continued
Exils # 157 (19/01/2026) Vingt-cinq années après la fin heureuse et miséricordieuse de Twin Peaks: Fire Walk with Me (1992), la coda karma de Twin Peaks: The Return boucle la boucle du doute et de la déroute. L’odyssée du lui-même dédoublé Dale se solde donc par un échec au carré, car il ne parvient à sauver au passé Laura dans les bois, à ramener « à la maison » Carrie aujourd’hui, replay de Piper Laurie compris ( Carrie au bal du diable , De Palma, 1976), avatar vieilli, fugitive amnésique, au macchabée de canapé, jadis « trop jeune pour se méfier » dit-elle ensommeillée, de qui, de quoi, sinon de son possédé papa, conduite encore à la place du mort, sur une (auto)route autant nocturne et désolée que celle de Lost Highway (1997). Le cinéaste ici téléaste se souvient de la dernière rencontre, décevante et dessillante, entre Sue Lyon & James Mason, le loué Lolita (Kubrick, 1962) autre conte de doppelgänger pervers. Il confère à un univers co-inventé...