The Red Shoes : Le Métro de la mort
« Trouver chaussure à son pied » – coupé… Chassons les chaussons des Archers puisqu’il s’agit ici de chaussures roses (fuchsia, voilà), non d’une réflexion (d’une chorégraphie) sur l’art à en mourir mais d’un voyage au bout de la nuit de la folie : si « l’habit ne fait pas le moine » (le costume crée pourtant en partie le personnage, sur scène et au cinéma), la paire d’escarpins fait l’assassin (au féminin), morale du conte de fées (défaites) pour adultes connaissant ou point le récit d’Andersen, généalogie de marketing davantage que de diégèse. Voici une femme mariée, trompée, peu aimée de sa gamine à son papa (complexe d’Électre en perspective), qui, lentement, va découvrir puis se laisser envahir par sa part d’obscurité, irréductible au « continent noir » de Sigmund F., aisément transposable à une masculinité occise, déboussolée. Comme le détective amnésique de William Hjor...