La Tête d’un homme : Maigret voit rouge
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Julien Duvivier. En découvrant la version restaurée de La Tête d’un homme (1933) de Julien Duvivier, on ne peut pas ne pas (re)penser à l’expressionnisme allemand, pardon du pléonasme, surtout au trio mytho-socio du Cabinet du docteur Caligari (Wiene, 1920), Loulou (Pabst, 1929) et M le maudit (Lang, 1931). Doté d’un intitulé à double sens – la tête à guillotiner, la tête de l’intériorité –, (re)voici un film de l’enlisement, du ressentiment, à la fois portrait d’une psyché très perturbée, d’une (micro-)société sur le point de céder, de sombrer. Dans le rôle d’une carrière, au croisement somnambulique et sarcastique de Conrad Veidt & Fernandel (ou Benjamin Biolay, allez), le remarquable et remarqué Valéry Inkijinoff, ensuite recroisé chez Bernard ( Maya , 1949), Fritz ( Le Tigre du Bengale + Le Tombeau hindou , 1959), de Broca ( Les Tribulations d’un Chinois en Chine , 1965) ou Enrico ( Les Aventuriers ,...