Mon nom est Personne : Mondwest
Traquenard pour « Beauregard » ? Moralité de voir, croire… Évacuons la question concon de l’attribution, de la (dé)possession : les styles (s’)identifient, ils se pastichent, se parodient aussi. Voici justement le sujet, l’énoncé, d’un item à double titre synthétique, au sens de somme, résumé, d’imitation, de simulacre. Presque pirandellien, Mon nom est Personne (Tonino Valerii, 1973) repose sur la permanence des apparences, sur une série d’illusions, donc de désillusions. Ici, une mine minable sert au blanchiment d’argent, pardon, d’or dérobé ; ici, la fraternité s’affiche en facticité, esquive la rance vengeance ; ici, le duel final ne s’affirme fatal, davantage arrangé, médiatisé, truqué, à l’instar de la fusillade finale du simultané L’Arnaque (George Roy Hill). Film de reflets, de plans surcadrés, de miroirs narcissiques, fatidiques, déformants, amusants, film où un photographe, aimable « mise en abyme », immortalise une mort...