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Affichage des articles associés au libellé Henry King

Bravados : Pardonnez nos offenses

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  Sous le signe de la corde et de la croix… Ouvrage de vengeance et de violence(s), Bravados (King, 1958) dialogue à distance avec Un justicier dans la ville (Winner, 1974) et Taxi Driver (Scorsese, 1976). Comme Kersey, Douglass aboutit à une impasse ; comme Bickle, il connaît la gloire sur le tard. Mais bien moins abstrait, désincarné, que le Clint Eastwood de L’Homme des hautes plaines (1973) et Pale Rider (1985), plus croyant que les précités architecte et vétéran, il va devoir désormais vivre avec le souvenir de sa culpabilité décuplée. Si Carrousel (King, 1956) attribuait au protagoniste en plein péché, puisque suicidé, une seconde chance de bienveillance, Bravados duplique presque à l’identique le traumatisme initial, à savoir viol suivi d’homicide, dispense du pardon et prodigue la damnation. Au terme de sa traversée aveuglée de l’Enfer sur Terre, où la nuit américaine technique devient vite métaphysique, éclaire sur la nuit de l’Amérique nordiste, l’ange exter...

L’Âge de cristal : Carrousel

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  « Trop jeune pour mourir » ? « Trop vieux pour ces conneries »… Vingt ans avant L’Âge de cristal (1976), Michael Anderson dirigea 1984 (1956), ensuite Chroniques martiennes (1980) à la TV. En matière de dystopie, il s’y connaissait donc, en matière de cinéma, un peu moins, même si sa filmographie, irréductible au sympa Orca (1977), mélodrame marin-morriconien au sillage écologique, reste à redécouvrir, pas seulement par anglophilie, même si l’ opus concerné dispose de quelques qualités. Adapté librement du roman homonyme de George Clayton Johnson & William F. Nolan par David Zelag Goodman, le scénariste des Étrangleurs de Bombay (Terence Fisher, 1960), Les Chiens de paille (Sam Peckinpah, 1971), Adieu ma jolie (Dick Richards, 1975) ou Les Yeux de Laura Mars (Irvin Kershner, 1978), en compagnie d’un certain John Carpenter, l’idée du carrousel mortel née dans la cervelle de Stanley R. Greenberg, le cuisinier cannibale de Soleil vert ...

Stalker : Les Randonneurs

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You’ll Never Walk Alone entendait-on dans le Carousel de Henry King – parole évangélique ou mystification à la con ?...  Mais le temps suit son cours et sa pente inflexible A bientôt séparé ce qu’il avait uni, – Et l’homme, sous le fouet d’un pouvoir invisible, S ’ enfonce, triste et seul, dans l ’ espace infini. Fiodor Tiouttchev, poème en français, 1838 Stalker résiste au temps et au spectateur. On le découvrit naguère en VOSTFR à la TV ; on le visionne aujourd’hui en ligne avec des sous-titres anglais + possibilité d’une traduction dite automatique un brin chaotique. Passer deux heures et demie avec Andreï Tarkovski revient à retrouver un vieil ami, un réalisateur de grande valeur, cher à notre cœur et à notre esprit. Film de marche, film de tchatche, film de silence(s), aussi, et surtout de fausse SF, Stalker nous enrôle dans une drôle de zone, aux origines indécises, météorite ou extra-terrestres, hésite un Nobel sur le carton liminaire, certai...

Le Complexe du castor : Hollow Man

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Le Voyeur , pareillement orphelin traumatisé, ne se séparait pas de sa caméra, pour d’identiques raisons ; écoutons donc ce que l’étrange « main parlante » nous dit de son auteur…  Avec ses allures d’élégant téléfilm de luxe psychologique (notons la photo vert d’eau de Hagen Bogdanski, à l’ouvrage sur La Vie des autres , la dentelle de la partition « tangoesque » un peu envahissante composée par Marcelo Zarvos, le montage délicat de Lynzee Klingman, autrefois assembleuse du « fraternel » Vol au-dessus d’un nid de coucou ) ; avec sa seconde ligne (narrative) adolescente superflue, sinon pour démontrer la malédiction d’un héritage pathologique – « La dépression est une affaire de famille », nous apprend doctement le générique de fin, de même que la nature écologique du tournage, soucieux de réduire son « empreinte carbone » – et attirer les fans de la transparente et cireuse Jennifer Lawrence en pom-pom girl «...

Carrousel : Dites-lui que je l’aime

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Faire le camelot , séduire avec désinvolture, baiser à droite à gauche, rencontrer l’amour, ne pas croire en soi-même, se détester de profiter d’une oisiveté autorisée, apprendre sa survivance, chercher du fric , mourir par mégarde, s’adresser avec maladresse à l’autre femme de sa vie, confesser une passion à l’élue de son cœur, regagner l’au-delà et, qui sait, le salut : résumé en accéléré d’une comédie musicale grave et lente, nocturne et fervente, surnaturelle et immanente…      « Pourquoi Carrousel nous touche-t-il autant ? » se demande Nic Redman, « historien musical et du cinéma », pour citer la jaquette du DVD Fox « anniversaire » paru cinquante ans après sa sortie (il parle pourtant peu de musique et encore moins de chronologie), dans son commentaire audio, sympathique et anecdotique, au côté de l’éclairée Shirley (Jones), l’une des deux survivantes de l’aventure, incidemment, mémorable prostituée d’ Elmer G...