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Et la vie continue + Au travers des oliviers : Tremblement de terre + Les Mariés de l’an II

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Suite à leur visionnage sur le site d’ARTE, retour sur les titres d’Abbas Kiarostami. Abbas Kiarostami aimait les bagnoles, savait s’en servir, cf. Le Goût de la cerise (1997) ou Ten (2002). Ici, chez lui, la vitre de la voiture devient vite viseur, écran au carré sur lequel un gosse ensommeillé découvre la réalité. Toujours picaresque, jamais pittoresque, le périple paternel permet de cartographier une catastrophe, comme en écho à la déroute de La Route (John Hillcoat, 2009), même si, cette fois-ci, on ne se nourrit d’un nourrisson, on amuse un marmot en hamac au milieu des arbres, petit Moïse plâtré, pansé. Plus tard, le fiston philosophe, fanatique de foot télédiffusé, rappelle à la mère lessiveuse, pas lessivée, le sacrifice d’Abraham, autre histoire de fils, de supplice, de foi d’effroi, de miséricorde divine. Ce dialogue dessine davantage que réesquisser une scène de Où est la maison de mon ami ? (Kiraostami, 1987), relier le premier volet de la « trilogie...