Soul Power : Le Concert
Un combat légendaire et un festival méconnu ; un témoignage utopique et un ratage méta ; un document musical et un aperçu de la montagne : retour à Kinshasa, en 1974, dans une Afrique remplie de chansons, de revendications et d’émotions… Aucun amateur d’horreur (dont votre serviteur) ne l’ignore : dans ce « genre » plus qu’ailleurs, le hors-champ s’avère d’une grande importance, ce qui n’apparaît pas à l’intérieur du plan autant (sinon davantage) perturbant que ce que l’on voit (variation du thème, avec Tourneur et Carpenter en maîtres de l’architecture et de la durée : l’angoisse créée par le vide du cadre plein, fenêtre ouverte mais exsangue sur des paysages hantés, métaphysiques, par exemple piscine, lande, banlieue résidentielle, immensité enneigée). Poursuivons un peu dans les truismes sémiologiques ou structuralistes (uniquement pour étudiants friands) du « langage cinématographique », analysés, détaillés pu...