Marie Madeleine : Les Démons de Jésus
Une femme, plusieurs hommes ; à défaut de gang bang , un Big Bang peu copernicien. En vérité je vous le dis, voici un évangile végan au révisionnisme féministe. Œcuménique et anachronique, ce pensum bien-pensant, que devait distribuer aux USA un certain Harvey Weinstein – si les voies du Seigneur s’avèrent impénétrables, l’ironie du sort s’affirme infernale –, ne possède pas une once de foi dans le cinéma ni dans la féminité, réalité plurielle, contextuelle et individuelle, que les deux médiocres scénaristes du dit « deuxième sexe » entendent présenter, représenter, on se demande au nom de quoi et de qui, qu’elles réduisent, suivant la vulgate du temps désespérant, à des victimes désignées, in extremis émancipées, amen . Le réalisateur australien, metteur en scène amateur de MJC cosmopolite, semble se prendre pour un Pasolini transgenre, mais l’aridité des panoramas ne saurait équivaloir à une quelconque rigueur intérieure, à un dépouillement orienté vers l...