Jumanji: Next Level : Les Vieux de la vieille
Grandir, mourir, avatars au bord du trop tard… Suite assez sympathique, discrètement mélancolique, Jumanji: Next Level (Jake Kasdan, 2019) sortit en salles internationales à Noël et possède donc un caractère de conte, à la Dickens ou non. La même équipe fait retour, accompagnée par une conséquente basse-cour, composée d’autruches, de mandrills , d’un cheval, d’un rhinocéros et d’un boa , voilà, voilà, mais une nouvelle problématique apparaît, incarnée au moyen de deux personnages davantage âgés. En résumé, en définitive, les deux Danny, Glover & DeVito, presque « volent le show », en tout cas lui confèrent sa profondeur, certes superficielle, cependant existentielle, ave au David Cronenberg rural et virtuel de eXistenZ (1999), justement. Dans l’univers très vert de Jumanji, du jeu vidéo métonymie, personne ne décède, les aspirés atomisés sans cesse ressuscitent, au moins trois fois, Trinité chrétienne laïcisée. Dans la « vraie vie » nervalienne...