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Affichage des articles associés au libellé Jules Dassin

Le Méchant Photographe

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  Exils # 53 (03/10/2024) Connu du lectorat des anciens Cahiers du cinéma , dorénavant président de la Fondation Cartier-Bresson, Serge Toubiana introduit un bel album composé d’environ une bonne centaine de reproductions et assorti de quatre essais, dont celui du directeur de l’ opus et de l’organisme précité, le spécialiste Clément Chéroux. Tandis que les dames (Isabelle Bonnet & Cynthia Young) se soucient d’archives, de « scène de crime », de « presse tabloïde », d’ascendance (Daumier), de descendance (Cindy Sherman), les messieurs (David Campany en prime) désirent résoudre « l’énigme Weegee » ou retracent le rôle de « The Famous » sur le tournage de Docteur Folamour . « Il fotografo cattivo », tel l’appelle la presse italienne, en effet se piqua un peu de cinéma, effectua un caméo chronométré dans le dégraissé Nous avons gagné ce soir , apprécia Lolita et Les Sentiers de la gloire , assure-t-il à Peter Sellers qui lui e...

Le Retour de la Panthère rose : Diamants sur canapé

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Blake Edwards. Une douzaine d’années après La Panthère rose (Edwards, 1963), opus pionnier, à succès, suivi par presque une douzaine de suites, série de ratages ou de réussites, dont un diptyque amnésique de Steve Martin ( La Panthère rose , Levy, 2006 + La Panthère rose 2 , Zwart, 2009), Edwards & Sellers « remettent le couvert », de cuisine asiatique, relancent leur carrière, en quête d’un hit . Idem financé par Lew Grade, dans le sillage de Top Secret , (Edwards, 1973), (re)lisez-moi ou pas à ce sujet, Le Retour de la Panthère rose  (Edwards, 1975) ne rendit personne morose, à part un peu les friqués frileux de United Artists, « atteignit l’objectif », dut son absence d’un coffret sympa, d’autrefois, à une question de droits, oui-da. Ainsi placé entre Quand l’inspecteur s’emmêle (Edwards, 1964) et Quand la Panthère rose s’emmêle (Edwards, 1976), donc précédant La Malédict...

The Ward

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  Un métrage, une image : Behind Locked Doors (1948) La matrice apocryphe de Shock Corridor (Fuller, 1963) ? Pas d’accord, car le cinéaste et les scénaristes, dont le Martin Wald de La Cité sans voiles (Dassin, 1948) et Outrage (Lupino, 1950), ne se soucient de sociologie, d’insanité généralisée. Les cinéphiles gay  friendly souligneront, nous nous en doutons, la dimension homoérotique de la masculine clinique, possible présage des célèbres westerns portés par Scott & consorts. Nonobstant, Boetticher aborde ce script symbolique, à base d’apparences trompeuses et judicieuses, avec style, le transcende ainsi. Le couple d’occasion s’épousera pour de bon, le juge injuste, faux malade, vrai coupable, passera du cabanon à la prison, la célébrité, la récompense, se verront vite supplantées par la sincérité de la romance, le renversement du motif poussif de la « demoiselle en détresse » : le privé paupérisé, assommé, devra sa (sur)vie, son sauve...