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Affichage des articles associés au libellé Kurt Weill

Et vogue le nadir

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  Exils # 210 (22/06/2026) L’arbre et la forêt, en effet : Dulac demeure la cinéaste du dispensable La Coquille et le Clergyman , scénario d’Artaud, qui vomit le film, pourtant un an avant, voici L’Invitation au voyage (1927), ni « surréaliste » ni « expérimental », catégories discutables, pas davantage hommage à Charles, au paysage mental et doux-amer de Baudelaire, l’un des poètes préférés de l’auteur du Pèse-Nerfs , malgré la citation liminaire. On pense plutôt à la contre-utopie de Youkali , car conte de couple(s) de cabaret en toc, comptoir barque en carton-pâte, entraîneuses joyeuses substituées aux sirènes malsaines. Si certains se soucient du prochain psychodrame de Nolan, la réalisatrice féministe se fiche d’Ulysse, concocte un huis clos muni de vrais-faux matelots, d’un orchestre peu porté sur la parité, un batteur déconneur entre une violoniste placide et une joueuse de banjo , d’une dame de mélodrame tendance Bernstein, Henry et non Leonard. ...

Que Marianne était jolie

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  Mitan émouvant, cadeau tombeau… À Lorea qui ne le lira Entre un « prologue » dantesque et un « épilogue » shakespearien, parce qu’elle le valait bien, Marianne Faithfull ne s’avère en vitesse – trente-cinq minutes au compteur, mon cœur – ni faithless ni sado-masochiste, en dépit de ses maternelles origines Sa vie secrète écrite et orchestrée au cordeau, selon ses propres mots, ceux de l’amical McGuinness, du tandem Foreman & Levine, on le sait ne connut aucun succès, économique ou critique. Précédé puis suivi par une paire d’ opus de reprises, le sevrage de Strange Weather , le cabaret à la Brecht & Weill de 20th Century Blues , sorti assorti de sa traduite autobiographie, c’est-à-dire de sa vie retracée, révélée, A Secret Life constitue cependant un chef-d’œuvre de poche, un classique instantané, un (mélo)drame de chambre à coucher. Certes moins narratif que l’ idem mal-aimé Berlin de Lou Reed, guitariste sur deux titres de l’allitératif H...

Le Livre du rire et de l’oubli

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  Compatriotes et collègues, monologue et méthode… Ultime livre et livre ultime, car Camus accidenté à la Duvivier ? « À peu près », en effet, puisque parution autonome, écartée du recueil L’Exil et le Royaume , manuscrit non terminé du Premier Homme coincé au creux de l’habitacle de l’épave. Les platanes ne pensent ni ne se déplacent, hélas, alors que le roman testament de l’auteur majeur gamberge le long des berges d’une Amsterdam aux dames rémunérées, aux âmes damnées, à Brel & Maas ( Amsterdamned , 1988) mes amitiés. Relecture renversée de L’Étranger , La Chute n’en possède l’opacité, carbure à la confession alcoolisée comme contamination de culpabilité, substitue le suicide à l’homicide, salut au mythique Sisyphe. Le Caligula du cher Albert, que celui de Brass plus austère, davantage adepte de la « débauche » que du « malconfort », à raison, à tort, adoubait le désordre, révolté d’absurdité désireux d’ordre. Le Jan malvenu du Malente...