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Affichage des articles associés au libellé Phil Karlson

Peau d’âme

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  Exils # 61 (12/11/2024) Car la poudre et la foudre c’est fait pour que les rats envahissent le monde Claude Nougaro, Tu verras « La peste est partout » et les rats itou, les vrais dressés par un certain John Holmes, homonyme de célèbre acteur classé X. Demy ne se souciait de réalisme ni de politique et pourtant sa relecture d’une moralité toujours d’actualité s’en rapproche assez. Longtemps avant Rachida Dati & Michel Barnier, on s’y préoccupe en effet de financer une cathédrale, de trouver illico de nouveaux impôts, celui sur le sucre séduirait notre médiocre modernité, si soigneuse de sa santé. Dans Les Parapluies de Cherbourg (Demy, 1964), l’enchanteur de malheur ne filmait pas les fameux « événements d’Algérie » mais leurs conséquences en France, grâce à un garagiste épris que l’on qualifierait aujourd’hui souffrant de « stress post-traumatique ». Ici, la satire s’immisce au sein malsain des coulisses, dévoile les jeux et les enjeux...

Le Cerveau

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  Un métrage, une image : Le Quatrième Homme (1952) L’intitulé français évoque Verhoeven ( Le Quatrième homme , 1983), toutefois Kansas City Confidential ne comporte aucun écrivain crucifié en culotte écarlate, même s’il s’agit aussi d’un récit de rédemption. Produit par Edward Small ( Marché de brutes , Mann, 1948), réalisé par Phil Karlson ( tandem de Matt Helm , en 1966 et 1968 puis Ben , 1972), cinéaste estimé d’un certain Scorsese, coécrit par Harry Essex ( Le Météore de la nuit , L’Étrange Créature du lac noir , Arnold, 1953, 1954), éclairé par le DP George E. Diskant ( The Bigamist , Lupino, 1953), pourvu d’un casting choral irréprochable, flanqué d’un Mexique fictif, matrice apocryphe de L’Affaire Thomas Crown (Jewison, 1968), voire de Reservoir Dogs (Tarantino, 1992), tombé dans le domaine public, disponible en ligne en VF vintage , ce métrage dégraissé, pas désossé, carbure au braquage d’entrée, fi du fleuriste floué, aux masqués le million en billets, l...

Ben : Ratatouille

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Couineur des villes, point des champs, affligeant, à réserver aux enfants.   Amoureux des rats, voilà un (télé)film fait pour toi. Comme la suite de Halloween (Rosenthal, 1981) enchaînait directement sur les événements du premier, Ben (1972) développe Willard (Daniel Mann, 1971, un salut à Sondra Locke) pendant le prologue puis portraiture un gamin malade, cardiaque, qui va devenir l’ami, et réciproquement, du rongeur homonyme. Parallèlement, le troupeau des bestioles à poil sème la pagaille au pays de l’Oncle Sam, spécialement au rayon céréales d’un supermarché pas assez symbolique et au sein d’un spa assez drolatique, où les figurantes en plein effort ne ménagent pas leurs efforts imitatifs d’hystérie collective. Le mioche possède une sister en la personne de la juvénile Meredith Baxter, bientôt vedette de TV. Elle évoque vite la Midge de Sueurs froides (Hitchcock, 1958), similaire et différenciée styliste à domicile. N’oublions pas de signaler un simulacre du pers...