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Affichage des articles associés au libellé Chelsea Stardust

Des feux mal éteints

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  Un métrage, une image : We Are Still Here (2015) Ersatz fadasse de Fog (Carpenter, 1980) dû à un fan de Fulci, qui donne à son couple principal, en clin d’œil pour ainsi dire à domicile, le patronyme du célèbre scénariste Dardano Sacchetti, à ses fumeux enfumés celui, interverti, de l’actrice Dagmar Lassander, elle-même évidemment au générique de La Maison près du cimetière (Fulci, 1981), We Are Still Here voudrait bien nous faire croire qu’il se soucie de tristesse, qu’il innove en Nouvelle-Angleterre, que sous la neige couvent le malaise et la braise, à défaut de la baise, que le village couvre des crimes d’un autre âge et dévoile vite de vils ouvrages, en l’occurrence un sacrifice à date fixe, puisque la piaule pas drôle, où résonne in extremis une note de piano esseulé sinistre, devant dévorer vivants, tous les trente ans, ses innocents ou inconscients habitants, vous m’en direz tant. Hélas, ce mélodrame hivernal, à base de deuils dédoublés, par ici la sortie, ...

She : The Queen

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Robe en soie d’oiseau de proie pour Afrique archéologique… Après (ou avant) le matriarcat de Rebecca (Romijn) dans Satanic Panic (Chelsea Stardust, 2019), voilà celui d’Ursula (Andress, who else ?) dans She (Robert Day, 1965). Co-produite par la Hammer, la MGM + Seven Arts, cette moralité d’immortalité résiste assez à l’usure des années, du ciné. Certes, réalisé par un type polyvalent, prolifique, ensuite passé à la TV,   l’ item manque de style, de personnalité, mais son classicisme ne donne pas dans l’académisme, mais sa dimension méta (vous) séduira, mais il comporte deux séquences (exécution, confrontation) de violence inassouvie à faire envie. Ni le premier ni le dernier (précédé par Méliès, Porter, Curtiz, Cooper & Pichel, Ursula suivie par Sandahl Bergman & Ophélie Winter), Day (ré)adapte l’increvable succès de Rider Haggard. Fidèlement infidèle (voire l’inverse), La Déesse de feu (intitulé français explicite, un peu hyperbolique) se situe au croisement...

Satanic Panic : Les Diablesses

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La cérémonie et l’ hymen , les capitalistes et les rebelles… « Fangoria présente » un (télé)film féminin, sinon féministe, où les femmes mènent la danse (forcément macabre), où les hommes font de la figuration (accessoirement prophétique). Satanic Panic (Chelsea Stardust, 2019) prend acte de son temps, enregistre l’instant, surtout aux USA, associe ainsi, à la périphérie, une raciste anti-Mexicains et un « porc » guère serein (« balancé » ? Éviscéré !). Le matriarcat revient donc à Rebecca (Romjin, autrefois voleuse-rêveuse du falot Femme fatale , Brian De Palma, 2002), moderne Médée presque immortelle, égorgeuse de sa fifille indocile (et dépucelée), in fine décapitée (par une rivale armée d’une croix maousse, of course ), tant pis pour l’article élogieux du lendemain, hein. La proie improvisée des satanés satanistes se (sur)nomme Sam (Hayley Griffith l’incarne), elle livre des pizzas, pourquoi pas, elle exige du riche le pourboire d’...