Michel ma belle
Exils # 192 (28/04/2026) « Tout ça pour toi » : la morale sentimentale s’applique au personnage de Kim, identifie le film de Pearce, sorti en 1986. Quarante années après, que reste-t-il de cette love story humide et pudique, de ce vaudeville assez vide, tramé en thriller mineur ? D’abord une direction de la photographie digne d’estime, due à Michel Brault, personnalité + pionnier de bon aloi du cinéma québécois, qui venait d’éclairer un certain Louisiane (de Broca, 1984). On demeure donc là-bas, dans cet É tat, on revisite évidemment La Nouvelle-Orléans, ville de vertige et de prestige, on épouse les pas troublés, passionnés, des fugitifs ( bis ) de l’abbé Prévost, sacrée Manon Lescaut, matrice apocryphe de La Sirène du Mississippi de William Irish et par ricochet du métrage raté de saint François Truffaut, des suceurs de sang existentiels et sensuels d’Anne Rice, ensuite de Neil Jordan ( Entretien avec un vampire , 1994), auxquels le Kurgan de Krabbé f...