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Affichage des articles associés au libellé Pierre Barnérias

Voyage au pays de la peur

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  Un métrage, une image : Ceci n’est pas un complot.  (2021) Pour Patrick Défié « à nous », doté d’un intitulé, d’une affiche, à la Magritte, d’un sous-titre explicite : Comment les médias racontent le COVID , cet essai individualisé séduit par sa modestie, s’apprécie en réponse posée, réfléchie, au dramatique, discutable et dilaté Hold-up (Barnérias, 2020). En soixante-dix minutes sans tumulte, le documentariste éclectique et critique récapitule une chronologie de contamination, de communication, de collusion, de coercition, de contestation. Pendant que le président méprisant de la France se prend pour un chef de résistance, au milieu et au sommet de sa « guerre » imaginaire, la Belgique succombe aussi vite, ne se veut « incivique », tels les octogénaires géniteurs de l’auteur. Sa chronique d’une double mort annoncée, celle de la démocratie, celle de la déontologie, a fortiori journalistique et pharmaceutique, possède la colère ...

Barrages, l’eau sous haute tension : Aquarela, l’odyssée de l’eau

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  Faire barrage aux ravages du marchandisage… À Michel, avec mes remerciements La menace mondialisée du virus corona ne vous suffit pas ? Voici donc la faillite d’EDF, de ce qu’il en reste. Durant une heure vingt assez alerte, ce « point de vue documenté », comme jadis Jean Vigo disait, s’avère une démonstration de déraison. Les spécialistes, pas seulement syndicalistes, s’expriment, dépriment, leur discours didactique converge vers un désastre annoncé, redouté, redoublé, puisqu’au risque représenté par le privé, par le boursier, s’ajoute en sus celui du médiatique « réchauffement climatique » et de ses conséquences clivantes, SOS de sudistes fissa assoiffés à la sauce hispanique. En réalité remémorée, il s’agit ici d’une ancienne histoire, d’espoir après le désespoir, de Résistance politique et de résistance électrique, cf. la séquence consacrée à Marcel Paul & Pierre Simon. Barrages, l’eau sous haute tension  (Nicolas Ubelmann, 2020) s’appr...

Hold-up : Virus cannibale

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  Dialectique épidémique ? Désorientation d’oraison… À Patricia Au siècle dernier, souviens-toi, barbare Barbara, docile Deborah, durant la distribution du « visionnaire » Vidéodrome (1983), David Cronenberg déclarait ne pas croire au complot, estimait une méconnaissance généralisée des causes, des effets. Une quarantaine d’années après, la « Toile » succède au « câble », les (grands) enfants de Max Renn (re)font des siennes. Immergés parmi le « film-réalité » de Bill Burroughs, sis au sein de la « société du spectacle » du sieur Debord, comment conserver sa lucidité, comment ne pas perdre le nord ? Opus à propos d’un virus , ouvrage « censuré » au viral succès, Hold-up (2020) constitue un cas d’école, devrait être visualisé, envisagé, par tout journaliste, tout sociologue. Déjà responsable, voire coupable, du dispensable Thanatos : L’ultime passage (2019), le fadasse Barnérias effectue sans classe un ...

Thanatos : L’Ultime passage : Nous irons tous au paradis

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EMI mon amie, NDE fastidieux…   « La mort n’existe pas », on ne le savait pas, aux incrédules décédés on le dira, alors viva le cinéma sympa, qui nous place à deux pas de l’au-delà, qui témoigne de tout cela, paraît-il pour la première fois. Thanatos : L’Ultime passage  (Pierre Barnérias, 2019), appréciez au passage la délicatesse du titre, annonçant la finesse du traitement, débute de façon fœtale, affirme in fine les foutaises du fatal, sur fond d’horizon breton, de statues à l’unisson, d’une chanson d’un sosie vocal de Céline Dion, d’une citation de Mère Teresa, oui-da. Le spectateur, en l’occurrence la spectatrice, majorité sexuée de salle provinciale très clairsemée, malgré ce samedi soir, allez savoir, peut par conséquent rentrer chez lui rassuré, rasséréné, il ne mourra pas, au sein de la lumière suprême il s’élèvera, quitte, ensuite, à redescendre fissa, encore au creux du corps, histoire d’accomplir sa « mission », encouragé par ses...