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Affichage des articles associés au libellé Rick Greenwood

Hartley, cœurs à vif : Notes sur Nina

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  Californienne fraternelle, fornication à fond… Pensée peinée pour Caroline Cellier (1945-2020) The more I think about sex the better it gets Here we have a purpose in life Good for the blood circulation Good for releasing the tension The root of our reincarnations Kate Bush, Symphony in Blue Une réplique de l’unique Nina, il n’en existe pas. La longévité de Mademoiselle Hartley ainsi raison donnerait à la prophylaxie sexy : baiser à volonté s’avère vraiment sain pour la santé, des organes, mentale… Depuis presque une quarantaine d’années à présent, l’ alias de Marie Louise Hartman tout entend, tout défend, tout entreprend et tout t’apprend. Bien moins éphémère ou suicidaire que la majorité de ses confrères et consœurs de cul et de cœur, cette actrice/réalisatrice classée X finit fissa par devenir figure légendaire, sinon ancêtre tutélaire. La native de Berkeley nonobstant oblitéra sa célèbre université, préféra celle de San Francisco, illico presto s’y di...

Justice League XXX : Purple Rain

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L’union fait la farce et le cinéphile fait la grimace. La pornographie apprécie la parodie, transforme fissa les comics en comix , merci aux subsides du studio Wicked Pictures. Par-delà le modèle, désormais produit d’appel, l’humour affiché, atteint ou point, une explicite logique identique caractérise les imageries jumelles, à peine conflictuelles, cf. le disclaimer liminaire, des super-héros mainstream et classés X, à savoir celle de la performance , à la sauce US, c’est-à-dire narcissique, régressive et interventionniste. On doit ce Justice League (Zack Snyder, 2017) bis au spécialiste, voire stakhanoviste, Axel Braun, fils du célèbre Lasse, remember son musical Body Love (1977) et sa muse dénommée Catherine Ringer, jadis déjà signataire du guère excitant Orgasmika (2005) ou l’apprentissage de l’échangisme, du triolisme, de la sodomie et du squirting pour couple en déroute, l’ensemble shooté dans l’obscurité désargentée, en plans-séquences de caméra portée cha...

Becoming Elsa: A Coming of Age Story : Elsa, Elsa

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Partir, (se) découvrir, grandir. « Deviens qui tu es ! » Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra En country girl esseulée, en étudiante boursière à UCLA, en vierge réservée, Elsa Jean séduit assez. Certes, tout ceci, étiré autour de deux heures vingt, découpé en épisodes à la fois prospectifs et récapitulatifs, s’avère trop long, manque d’émotion, ce « passage à l’âge adulte » – notez le jeu de mots inclus sur come – ne déploie pas de passion, et le twist vite deviné, in extremis dévoilé, d’une amie imaginaire, dédoublement d’audace explicité par l’intéressée, à l’attention des étourdis, ne saurait suffire à rivaliser avec les fantasmes méta de Naomi Watts selon Mulholland Drive (Lynch, 2001), qui lui-même, d’ailleurs, comporte une mémorable scène d’onanisme dépressif, passons. Le scénariste/réalisateur/monteur Rick Greenwood se conforme pour sa part, en professionnel anonyme, au cahier des charges de l’estimable studio spécialisé, co-cré...