Articles

Affichage des articles associés au libellé Jacques Perrin

Bastille Day

Image
  Un métrage, une image : Le Chevalier à la rose rouge (1966) Si le hasard ne saurait exister, surtout au ciné, s’il n’existe en substance que des correspondances, plus ou moins pertinentes, la prise de conscience sociale de Rose rosse per Angelica précède celle de Uomini contro (Rosi, 1970). On connaissait le cavalier coloré de Richard Strauss, homonyme allemand ( Der Rosenkavalier ) ; on se souvient bien sûr aussi du guère révolutionnaire La Tulipe noire (Christian-Jaque, 1964), déjà adaptation davantage qu’infidèle d’Alexandre Dumas, déjà coproduction européenne en costumes entre l’Espagne, la France et l’Italie. Ici, la communiste Raffaella Carrà ( La Longue Nuit de 43 , Vancini, 1960) se substitue à Virna Lisi, voui, tandis que Jacques Perrin, parce qu’il le valait bien, remplace donc le dédoublé Alain Delon. Plus politique que Fanfan la Tulipe (Christian-Jaque, 1952), Le Chevalier à la rose rouge décrit en définitive non la « fin du monde » ma...

L’Empire du Grec

Image
  Un métrage, une image : L’Année des méduses (1984) Le troisième métrage de Christopher Frank commence un peu comme du Max Pécas, dérive vite vers le thriller topless et la comédie dramatique non érotique. Le scénariste de Deville, Żuławski, Molinaro, Costa-Gavras, Deray, Delon ou Pierre Granier-Deferre, aussi romancier, semble aussitôt revisiter Et Dieu… créa la femme (Vadim, 1956) une trentaine d’années après, modernisme de féminisme seins et culs nus, ceux de la césarisée Cellier, de la sculpturale Kaprisky, beau duo de femmes fréquentables et in fine fatales, en tout cas de facto pour Giraudeau, déguisé en « mac » patraque, plagiste proxo, presque imprésario, clin d’œil au producteur Terzian inclus et amusant. L’Année des méduses annonce aussi et ainsi Elles n’oublient jamais (1994), dernier effort du réalisateur éphémère, décédé à la cinquantaine, Detmers, Farès et Lhermitte substitués au trio précité. S’il cite à deux reprises une célèbre scène de danse ...

Un chant d’amour

Image
  Boucle (dé)bouclée, moyen métrage emprisonné, homme protéiforme salué… 1967 : Perrin (dé)peint l’étoile de ses toiles, marin romantique, homoérotique, magnifique, à rendre humides les demoiselles (de Rochefort, d’abord) et (ra)mollir les mecs, même s’ils ne l’admettent, modèle de mélancolie solaire auquel répondra le Querelle (1982) crépusculaire de Fassbinder. 1988 : Perrin se souvient, de l’enfance d’autrefois, du décès du cinéma, déjà, lieu social de lien social, de projection alors artisanale, surtout en Sicile, aussi le cinéaste esseulé pleure de bonheur, devant le bouquet de baisers censurés, laissé en legs par le trépassé Noiret, il en oublie Berlusconi. 2022 : Perrin s’éteint, sans doute serein, à quatre-vingts ans vécus sans perdre de temps, acteur de valeur, financier jamais épicier, documentariste écologiste, cinéphile sincère et sensible. Au ciné, on le vit dans La Vérité (Clouzot, 1960), « Et Satan conduit le bal » (Dabat, 1962), Compar...