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Affichage des articles associés au libellé John Leslie

Les Femmes de l’ombre

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  Un métrage, une image : La Chatte sort ses griffes (1960) Decoin ? Darrieux, pas que. On connaissait celle, sexuelle, de Selena Steele ( Curse of the Catwoman , Leslie, 1991) ; voici celle, presque confidentielle, de Françoise Arnoul, cool . Dessoudée au terme de la première partie du diptyque ( La Chatte , Decoin, 1958), trépas repris pour l’orée d’icelui, succès donc suite, et vite, l’héroïne ressuscite grâce aux bons soins aryens, ah, la fameuse efficacité allemande… Pygmalion d’Occupation, nazi de service, Gestapo ma non troppo, l’incontournable Horst Frank ne supporte la « torture », la collaboration à l’usure, il préfère les piqûres, la méthode douce, le conditionnement à plein temps. S’il ne salue tel les séides, il sait aussi, en ce mois d’avril 1944, le Reich éternel très patraque, il se félicite à l’infirmière de la perte de la guerre, on le laisse aux prises avec un supérieur à faire peur, « tribunal militaire » d’exécutio...

Deux filles au tapis

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  Un métrage, une image : Stiff Competition (1984) « Est-ce que sucer, c’est tromper ? » demandait jadis Thierry Ardisson, à la TV, à ses invité(e)s. Stiff Competition répond que non, que les sentiments des amants excèdent le sperme, que la vraie victoire revient à se débarrasser du doute, du deal d’entourloupe, avouer à celui qui lui procura, au moins le temps de l’entraînement, la sensation d’être la meilleure, en sus d’un certain bonheur, qu’elle l’aima pour cela, l’ultime pipe le lui prouvera. Plumard, panard, braquemard, comme bon vous semble de trouver l’ensemble dégueulasse – soudain, un instant de grâce, lorsque le coach ôte de la caboche de sa sportive en définitive fidèle, peu rebelle, le chapeau noir, ah, allez savoir, allez y voir. Le ciné classé X, je le dis, je le redis, hier et aujourd’hui, représente un empire de la tristesse, l’explorateur sans peur peut pourtant y apprécier aussi de la tendresse, de la liesse. Réussite explicite du ciné...

The Girl Next Door

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Une œuvre, un plan : Deep Inside Ashlyn Gere (2003) Réalisé par Veronica Hart, produit par Jane Hamilton, c’est-à-dire la même personne, au parcours presque pareil, X-rated + mainstream , voici en vidéo une auto-antho en forme de final, où se miroite au carré, au propre, au figuré, une femme modeste, une actrice lucide. Le choc de Marilyn Chambers, la sagesse de Lauren Hall, la patience de Rocco Siffredi, l’amitié avec Victoria Paris, (re)lisez-moi ou pas à propos du duo de Two Women (Alex de Renzy, 1992), le remplacement de Nina Hartley, par conséquent l’improvisation en compagnie de Silvera Joey, en sus de la différence entre sexe, sentiments, de la démystification d’un milieu ni pire ni mieux : autant d’instants dont se remémore celle qui se définit, à tort, trésor, en simple girl next door , qui considère l’incontournable Chameleons (John Leslie, 1992) comme son meilleur film, révélation de conversation faite au vrai-faux couple – Brooke Hunter & Dale DaBone s’...

Two Women : Jennifer’s Body

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            L’espièglerie de Lise, la victoire de Vicky... Remind me once again just who I am because I need to know Lauren Daigle Les deux dames désignées par l’intitulé s’appellent Ashlyn Gere & Victoria Paris, ce qui devrait suffire à susciter le désir. Vraies amies dans la vraie vie, sisters du récit, oniriques, aquatiques, mutiques et saphiques selon le Decadence (1997) de Michael Ninn, commandité par leurs soins sereins, les performeuses en stéréo démontrent ici leur brio, pas seulement sexuel, puisque Alex de Renzy signe l’un de ses derniers opus scénarisés, avant de se (re)convertir, rebaptisé, au gonzo spécialisé. En 1992, il filme à domicile, à San Francisco, au bord de l’eau, en vidéo, un ouvrage assez valeureux, doté de dialogues, de personnages, de situations et de tensions. Placé sous le signe de l’opposition, de la division, de la révélation, Two Women s’ouvre sur une mise en abyme au carré...