Ruby : Floride
Mère amère, fille indocile, film imparfait, tout sauf futile… We didn’t need dialogue. We had faces! Norma Desmond She would never say where she came from Yesterday don’t matter if it’s gone The Rolling Stones Ruby (Curtis Harrington, 1977) sortit un an après Carrie (Brian De Palma, 1976) : on y retrouve avec un plaisir ravi Piper Laurie, aussi diablement séduisante que la « diabolique » Traci Lords de New Wave Hookers (Gregory Dark, 1985), davantage dévêtue, autant portée sur le rouge. On reconnaît en outre une maternité très tourmentée, sise sous le sceau de la culpabilité, le gangstérisme désormais substitué au puritanisme, le maillet manié idem au gros couteau, et un renversant raccord axé, non plus sur une carotte en train d’être coupée, mais sur le visage terrifié de la principale intéressée. Ruby sortit dans le sillage excessif de L’Exorciste (William Friedkin, 1973) et cela se sent, s’entend, jusqu’au grenier partagé, même si sa c...