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Affichage des articles associés au libellé Paul Lynch

Ruby : Floride

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Mère amère, fille indocile, film imparfait, tout sauf futile… We didn’t need dialogue. We had faces! Norma Desmond She would never say where she came from Yesterday don’t matter if it’s gone The Rolling Stones Ruby (Curtis Harrington, 1977) sortit un an après Carrie  (Brian De Palma, 1976) : on y retrouve avec un plaisir ravi Piper Laurie, aussi diablement séduisante que la « diabolique » Traci Lords de New Wave Hookers (Gregory Dark, 1985), davantage dévêtue, autant portée sur le rouge. On reconnaît en outre une maternité très tourmentée, sise sous le sceau de la culpabilité, le gangstérisme désormais substitué au puritanisme, le maillet manié idem au gros couteau, et un renversant raccord axé, non plus sur une carotte en train d’être coupée, mais sur le visage terrifié de la principale intéressée. Ruby sortit dans le sillage excessif de L’Exorciste (William Friedkin, 1973) et cela se sent, s’entend, jusqu’au grenier partagé, même si sa c...

Prom Night : Staying Alive

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Mécanique du meurtre, chorégraphie contre la folie…   Satisfaction came in a chain reaction I couldn’t get enough So I had to self-destruct The Trammps Prom Night (1980) commence par un reflet, mais avec ou sans votre permission, je me dispense de dupliquer/inverser ce que j’écrivis hier, remember Humongous (1982). Je le pourrais cependant, tant Paul Lynch paraît se répéter par avance, au passé. Encore un traumatisme mortel, une scission temporelle, un slasher avec plein de vrais-faux adolescents dedans, une mère maudite, des fessiers exposés, une poitrine pudique, Jamie Lee Curtis osera le topless irréprochable à l’occasion de Un fauteuil pour deux (John Landis, 1983). Cette fois-ci, exit le cannibalisme insulaire relookant celui de Anthropophagous (Joe D’Amato, 1980), bienvenue au parasitisme sincère de Carrie au bal du diable (Brian De Palma, 1976), La Fièvre du samedi soir (John Badham, 1977), La Nuit des masques (John Carpenter, 1978), sans ou...

Humongous : Anthropophagous

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La faim, les moyens, la famille (in)humaine...   Humongous (Paul Lynch, 1982) mérite au moins en partie sa mauvaise réputation, même auprès des amateurs d’horreur(s), souvent indulgents, car ce slasher insulaire hélas largement indiffère. Il s’agit, résumons, d’une version (r)adoucie, rajeunie, du film assez sympathique, à défaut d’être gastronomique, de Joe D’Amato, auquel j’emprunte le sous-titre de mon article. Contrairement à son célèbre prédécesseur, le méconnu Humongous s’avère linéaire ; pareillement à lui, il se dote d’un diary . Comme les bonnes intentions, navigation ou non, pavent l’enfer, on va finir par le savoir, nos oisifs adolescents du moment, secourants, davantage que secouants, perdent immédiatement leur paternel bâtiment, avant de perdre la vie, parmi la nature jolie, funestement délestée du moindre son, du moindre signe d’animation, souligne avec pertinence la seule et future survivante. Qui diable décime les teens ? Le fils illégitime, guère magn...