La Nuit autour : L’Éclipse
Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Benjamin Travade. Elle danse, elle marche, elle parle, elle se souvient, cette jeune femme dont on ne sait rien, sinon deux ou trois choses, à la Godard, qu’elle nous laisse entrevoir, deviner, redouter (matez-moi la lampe liminaire empruntée à Alphaville ). Parmi l’obscurité introductive, elle effectue une Valse dans les ténèbres à la William Irish, elle tournoie avec la mort, avec le passé, exercice onaniste scandé par un tambour, puis elle sort dehors, ne surtout pas rester dedans, dans le ressassement du néant, au clair soleil de Paris, des beaux quartiers, d’un hippodrome où contempler la robe brillante d’un cheval, rime inversée à sa robe d’été, étoffes réunies par leur couleur de nuit (le canasson en métaphore amusante-amusée de l’étalon exhumé). La prisonnière aux doigts colorés, glissés dans le grillage séparateur, se remémore une douce folie, un adultère d’hier, passé inaperçu de Sa...