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Affichage des articles associés au libellé Tom Dey

Shanghai Kid

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  Un métrage, une image : Shanghaï Joe (1973) Ce western antiraciste moins humoristique et plus individualiste que celui de Chan et compagnie – Shanghai Noon , Dey, 2000, jeu de mots rigolo décalqué du High Noon , aka Le train sifflera trois fois , de Fred Zinnemann, 1952 – adresse lui-même un clin d’œil d’intitulé italien au contemporain Mon nom est Personne (1973) de Valerii & Leone, cependant il s’agit en définitive d’un film hybride, inspiré à la fois par la célèbre série Kung Fu et les éclats de Peckinpah. Caiano signa aussi Un train pour Durango (1968) et L’Œil du labyrinthe (1972), sur lesquels je ne reviens point, en sus de l’estimable Les Amants d’outre-tombe (1966), avec l’immarcescible Barbara Steele, avant de finir sa filmographie de manière amère, très agitée, au côté de l’incorrigible Klaus Kinski ( Nosferatu à Venise , 1988), ici irrésistible fétichiste de chevelure pas un brin baudelairien. Si la trilogie des Dollars + Il était une fois dans...

Le Sourire

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  Um métrage, une image : Jackie Chan à Hong Kong (1999) Ce qui rend émouvant ce film inoffensif ? Que la mélancolie du si souple Jackie s’y affirme de fait en sujet assumé. Comédie romantique, à baiser aquatique, ultime image du générique, bien sûr adoubé en bêtisier, non comédie d’action, en dépit d’un joli doublé, exécuté au côté du déjà décédé, dommage, Bradley James Allan, d’une baston en bateau, d’une seconde à moto, celle-ci mise en scène au carré, car simulacre sentimental, héroïque, sinon narcissique, Jackie Chan à Hong Kong raconte donc l’histoire, en rose et noir, d’un recycleur coureur, dont ni l’argent, ni l’affrontement, à répétition, par procuration, un peu concon, avec un meilleur ennemi, un vieil ami, un rival cordial, qui, dépité, désirait s’incendier, à l’essence se suicider, qui se confiera illico , arrosé au jet d’eau, ne font le bonheur, ne consolent le cœur. Comme Superman puis Spider-Man, le plus redoutable et réel adversaire soi-même s’avère....