La Dame du lac
Un métrage, une image : Malombra (1917) Je découvris jadis la version voyeuriste, opus propice à l’onanisme en mode M6, puisque porté par la sculpturale et en train de se palucher Paola Senatore ( Malombra , Gaburro, 1984). Voici aujourd’hui le « film muet » du mussolinien Carmine, conduit par la « participation spéciale de la diva Lyda Borelli ». Aussitôt au « château » à ragots populos débarquée, la nièce disons endeuillée joue les emmerdeuses assumées, demande une « chambre avec vue sur le lac », malvenue, patraque, les domestiques la déclarent maudite, se met à lire Poe presto , en français, s’il vous plaît, mauvais signe d’oisiveté vite maladive. Au creux du compartiment escamotable d’un secrétaire, le meuble cercueil et non le mec à l’accueil, elle exhume un journal intime, un miroir, une poignée de feuillets et de cheveux, un gant blanc, tout ceci appartient au passé, à la Cecilia à domicile « emprisonnée », l’occa...