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Affichage des articles associés au libellé Roland Emmerich

Pétrole

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  Roman de gare et de grand désespoir ? Récit de vie et vue d’ici…   Premier essai, au prix biarrot, Chroniques d’une station-service s’avère vite un petit livre cinéphile, divertissement de ce temps, amusant et inconsistant. Avant de partir de Pantin, rendu parano ou peu s’en faut, d’aller dans les Landes dépanner un papounet dévalisé, moralité : se méfier des amoureuses merveilleuses, en réalité numériques, machiavéliques et tatouées, de succomber, qui sait, à la question, sinon à l’invitation, d’une accorte homologue en uniforme, car les stations d’autoroute ne connaissent la déroute, aristocrates de l’asphalte, Beauvoire, il ne se prénomme Simone, glandouille davantage qu’il ne dérouille, malgré la perte presque prétexte d’une clé USB, sur laquelle s’accumulent des documents administratifs nominatifs, du porno japonais téléchargé, un premier roman à plaire, assuré best - seller , recherchée selon une annonce de Libération , lectorat notamment de mendiants, tu ...

Les Visiteurs

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  Un métrage, une image : Communion (1989) Commencé comme une comédie domestique, puisque PC planté, canard cramé, pompiers dépités, amende accordée, Communion – titre explicite, a fortiori de la part d’un auteur catholique – se transforme fissa en mélodrame familial, doit la majeure part d’un indéniable charme aux excellents, attachants, amusants, émouvants, Christopher Walken & Lindsay Crouse, le premier recommanda la seconde, dans son sens on abonde. Si le méconnu Mora, signataire aussi des a priori dispensables Hurlements 2 (1985) et 3 (1987) manque d’individualité, apprécie les œuvres d’art et les travellings compensés, il dispose d’assez de précision pour permettre au beau couple de ciné de pleinement s’exprimer, donner à ressentir un sentiment d’intimité, d’adulte (re)connaissance et de solidaire complicité. En surface, voici donc de la forestière ufologie, des Blue Visitors , ainsi les désigne le générique, d’accord, du ravissement pas un instant ravis...

Pink Cadillac

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  Un métrage, une image : Hot Spot (1990) Ce titre ironique et non érotique, à l’intitulé au sens dédoublé, puisque spatial et sexuel, ressemble à un « film de commande », comme si l’acteur-réalisateur, désormais désintoxiqué, pas encore cancérisé, entendait démontrer sa capacité à s’écarter des apartés disons plus personnalisés de Easy Rider (1969) et The Last Movie (1971), diptyque very seventies . Une vingtaine d’années après, deux ans à la suite du succès critique et public des flics de Colors (1988), le voici à délivrer un petit polar à base de vaudeville machiavélique, comme si le fameux Facteur sonne toujours deux fois (Garnett, 1946) en définitive n’existait pas. Hopper remplace fissa Figgis et retravaille un vieux script du spécialiste Charles Williams, dont viennent d’ailleurs de sortir en salles deux adaptations plutôt mineures que majeures, à savoir Vivement dimanche ! (Truffaut, 1983) et Calme blanc (Noyce, 1989). Le matériau d’origine...

Joey : Contact

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  Histoire de désespoir ? Télémaque teuton… Avant de délivrer du spectacle à succès, par exemple Independence Day (1996) ou Le Jour d’après (2004), par mes soins esquissés, Emmerich filme en catimini et en majorité en Germanie ce mélodrame méconnu et domestique. Ouvert sur un cimetière, trépas d’un parent, achevé à la maison, décès du fiston, l’ opus pâtit certes d’un script médiocre, d’un cast ad hoc , d’effets spéciaux assez approximatifs, d’une résurrection consensuelle et concon in extremis . Néanmoins, il ne vaut pas rien, parce que d’une part sa bonne forme se tient, voire se maintient, au nez des années amoncelées, d’autre part il ne procède au hasard, s’apparente plutôt à un apologue œdipien. Emmerich rêve d’Amérique nordiste, surtout de son ciné dit de divertissement, il s’autoproduit de sa sœur Ute en compagnie, il s’acoquine aux Corman maintenant et ici, il nous narre le récit, à base d’outre-tombe téléphonie, de soudaine télékinésie, de malveillante ventr...

Bad Samaritan : Les Voleurs

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Ou le Faucon et le Bonhomme de neige, en hommage à John Schlesinger… Le tueur (en série) ne comprend pas le sauveteur (de hasard), « énigme » d’altruisme ; ceci et bien sûr sa capacité à occire (des parents, de préférence des femmes) différencient les deux hommes, pas seulement : au premier la Maserati, la villa à la verticale, les terres et la fortune paternelles ; au second la vieille Volkswagen, la piaule sous le toit, la carte verte d’Irlandais. Cet hiver, à Portland, la lutte des classes passerait donc par le supposé torture porn  ? Presque, puisque l’arrogant propriétaire retient prisonnière dans son repaire l’une de ses conquêtes à la pelle, la malmène. Le prologue, à faire pleurer Friedrich Nietzsche, le voyait gamin en train de fouetter un cheval, de lui tirer dessus ensuite, en dépit des cris de la dresseuse, elle-même réduite au silence, tu penses. David Tennant, qui semble beaucoup se divertir à profaner sa panoplie very clean de D...

Comedian Harmonists : Les Choristes

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Joseph Vilsmaier. Combien peu de chose il faut pour le bonheur ! Le son d’une cornemuse. – Sans musique la vie serait une erreur. L’Allemand se figure Dieu lui-même en train de chanter des chants. Nietzsche, Le Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (1888), Maximes et pointes, 33. Un film choral Et doublement, sur et au-delà de l’écran. Auteur d’un réputé Stalingrad précédant de presque dix ans celui de notre Annaud international, ViIsmaier, né en 1939, belliqueuse année pour la paix mondiale, signe six décennies plus tard un biopic historique entouré d’une cohorte de talent(s). Le réalisateur-producteur-directeur de la photographie, sorte de Peter Hyams teuton, dirige une distribution remarquable dans ses individualités et son ensemble, en miroir du groupe de l’histoire. Ben Becker ( Samson et Dalila de Roeg à la TV) et sa sœur (amoureux dans le film !) Meret ( Munic...

Independence Day : Né un 4 juillet

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Suite à sa diffusion par France 3, retour sur le titre de Roland Emmerich. La comédie (à ne pas prendre trop au sérieux, donc, notamment celui, risible, de la sociologie) cocardière (« Pendant la guerre du Golfe, on savait ce qu’on faisait » ose proférer Bill Pullman), catastrophe (catastrophique, dira la critique hexagonale unanimiste) et chorale (règle du genre), série B à gros traits nantie d’un budget production/publicité classé A ( remember Les Dents de la mer ), relit et met à jour – le virus biologique devient informatique – H. G. Wells (voire l’adaptation enfantine de George Pal), qui n’en demandait certes pas tant, premier volet d’une trilogie apocryphe poursuivie par Burton (rageur) puis Spielberg (grave) au-dessus du gouffre historique, politique et méta du 11-Septembre. Emmerich, cinéaste allemand œuvrant à Hollywood, y professe avec adresse son éternel credo (commercial mais contradictoire) : « Détruire pour mieux réunir », ...

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Que faire avant  une catastrophe planétaire ? La filmer, bien sûr… Dans  Le Jour d'après (The Day After Tomorrow) , Emmerich modélise (la météo, le film, la fin d'un monde), brûle des livres (Nietzsche mais pas la Bible de Gutenberg), héberge sa communauté de survivants dans une nouvelle arche de Noé (la bibliothèque municipale) en reprise du titre de l'un de ses premiers opus , fait advenir le désastre « naturel » sur les petits écrans de la « modernité » (rétroviseur, TV, ordinateur), ironise sur l'inversion des phénomènes (flux migratoire Nord-Sud, réchauffement climatique cause de glaciation), relit le retour d'Ulysse (Quaid) auprès de Télémaque (Gyllenhaall), lui-même Orphée sauvant enfin Eurydice (Emmy Rossum), dans un masochisme méta (les lettres hollywoodiennes et la Capitol Tower en holocaustes métonymiques) qui renvoie aussi à la tradition catastrophique, biblique et picturale (cellules d'ouragans substituées aux étoiles nocturn...