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Affichage des articles associés au libellé Valeria Cavalli

La Maison de la terreur : My Wonder Women

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Du défi à la folie, du « subconscient » à « l’hystérie »… Revoilà Valeria en jupe jaune pour huis clos de giallo. Elle succombe au cutter , elle meurt la première, elle sourit, elle irradie. Et Mademoiselle Cavalli, saisie dans l’éclat de sa juvénile beauté, s’autorise, magnanime, la laideur hitchcockienne d’une agonie, revoyez Frenzy (1972), ses lèvres, évidemment rouge sang, déformées par la souffrance, plaquées contre un grillage d’outrage. Ici, au sein de cette villa louée, avec piscine, trop tranquille, malgré un jardinier qui mate, découpe des titres de faits divers, on trépasse salement, on décède en série, puisque la musique de films ne saurait certes adoucir les meurtres. La seconde victime, au prénom angélique, se lave les cheveux dans la salle de bains à la suite d’un plongeon de saison. Hélas, l’assassin se tient dans la glace embuée, lui transperce la main et l’étouffe sous un sac plastique. L’emballage de tabassage s’ensanglante, le pauvre v...

Swimming with Sharks

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Kevin Spacey ? Pas tout à fait. Soyons désinvoltes N’ayons l’air de rien Noir Désir, Tostaky L’américaine Molly Cavalli (à notre connaissance, aucun lien de parenté attesté avec la transalpine Valeria, célébrée ici même), hardeuse soyeuse abonnée aux plaisirs saphiques, courageuse plongeuse à l’échancré maillot immaculé, chercha, voilà, à « chevaucher » un requin taquin – mal lui en prit, car elle faillit y perdre son pied pourtant pourvu de palme, aux orteils joliment rosés. L’espace un brin trop large entre les barreaux de la cage immergée permit en effet une intrusion inopportune et le squale se régala, sans toutefois demander un rabiot de saligaud. De trois mètres de long, dit-on, le requin-citron devait ignorer qu’il s’agissait en réalité d’un tournage promotionnel en Floride pour une boîte (pas de sardines) d’ adult entertainment drolatiquement intitulée CamSoda. La performeuse se hâta de sortir du cercueil sous-marin et s’en sortit plutôt bien...

Parfum de femme : Connaissez-vous Agnès Godey ?

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Agnes of God (le Thérèse de Norman Jewison) ? Agnès Godey, « trait pour trait », ou presque… Dans Vesper , juste avant qu’elle ne meure, son partenaire rugueux et malicieux (Götz Otto, naguère nazi pour Spielberg ou Oliver Hirschbiegel) semble humer son cou, placé derrière elle, tête levée, yeux fermés, en ange exterminateur captivé par son essence féminine, à l’instar du tueur en série esthète du Parfum de Patrick Süskind (adaptation illustrative par Tom Tykwer, d’après un scénario de l’auteur). La caméra, nul ne l’ignore, nul ne devrait l’ignorer, fonctionne en machine de mort, même (surtout ?) quand elle sublime, idéalise, « immortalise » ; elle capte à chaque fois, vingt-quatre fois par seconde, la trace (l’évanescence) d’un fantôme, le sillage (musqué) d’un corps transformé en image, en projection (double sens, mécanique et paranormal), en souvenir. Il faut du courage, de l’inconscience, une grande part de talent et une bonne mauvaise...

Les Lyonnais : Le Prix du danger

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Suite à son visionnage sur le service Pluzz de France Télévisions, retour sur le titre d’Olivier Marchal. L’aimable Marchal (apprécier à la TV son féminin Borderline , redécouvrir son très noir MR 73 ) passe de l’autre côté (de la loi) et vise à l’évidence l’opéra (omniprésence asphyxiante de la partition signée Erwann Kermorvant) : hélas, il rate la reconstitution historique et frise la paresse formelle et narrative (pas de canasson décapité façon Coppola, rien qu’un grand clébard noir pendu à une piaule d’architecte) ; ce ratage, toutefois honnête dans sa peinture de gens malhonnêtes, ce ressassement (tout sauf déplaisant) de morale illégale, d’amitié sacrée, de passé à conjurer, valent surtout pour une violence sèche, la belle présence (trop brève) de Valeria Cavalli et un intéressant (voire attachant) personnage de traître (remarquable Tchéky Karyo, par ailleurs voyou intense, théâtral, dans L’Amour braque ou émouvant flic coupable et estropié dans The Missing ,...

Les Cavaliers de l’orage : Un instantané de Valeria Cavalli

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Brève(s) rencontre(s) avec une interprète découverte au cinéma dans les années 80, suivie depuis sur la petite lucarne, avec un plaisir ni coupable ni dissimulé… Dans un épisode récent de la plaisante et acidulée série Les Petits Meurtres d’Agatha Christie , Valeria Cavalli incarna, en bonne logique patronymique et clin d’œil à ses activités sportives, une « cavalière émérite », selon l’expression consacrée, mais auréolée d’un sombre et puissant halo sexuel, puisqu’elle y connaissait l’extase en plein jour, chevauchant sa monture enténébrée lors d’une course presque fatale ou, le soir venu, au sein de l’intimité silencieuse de l’écurie, sa chemise de nuit trop blanche tout contre le cuir doux de l’animal, son corps sculptural souplement cambré, ses mains sans vernis accrochées à la crinière docile. De la zoophilie en prime time sur la TV publique ? Yes, she can ! Et cela, à vrai dire, ne surprend pas – mais continue à séduire – de la part d’une actrice ...