Le Clan des McMasters : Le Sergent noir
Tout contre ta peau, pas de temps pour les sanglots… En 1970, au cinéma, aux USA, on pouvait par conséquent se permettre de présenter : 1) Une Indienne violée par un Noir, 2) Une Indienne (la même) violée par un Blanc, 3) Un Noir (le même) tabassé par des Blancs (les mêmes qu’avant) : il ne saurait s’agir de nostalgiser ce ciné, seulement de démontrer une modification des mœurs et des imageries, dialectique dynamique davantage que reflet figé ( via l’univocité). Western méconnu, Le Clan des McMasters (Alf Kjellin, 1970) carbure donc au(x) racisme(s), au sexe sauvage, « interracial » comme ils disent outre-Atlantique, de surcroît catégorie classée X, fichtre, ravale ton républicanisme, neutre onaniste, accessoirement à la paternité (par procuration), à la propriété (tant pis pour Proudhon), à l’absence de pitié (et de pardon, et de solution). Au sortir de la guerre de Sécession, Civil War entre Nord et Sud, Bleus et Gris, maîtres et affranchis, je schéma...