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L’Affaire Thomas Crown, 9 semaines ½, Une nuit en enfer : Leçons de séduction

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  Une « raison de vivre » ? Des raisons de revivre… Trois actrices, trois esthétiques, trois décennies, trois scènes célèbres, aussi : L’Affaire Thomas Crown (Jewison, 1968), 9 semaines ½ (Lyne, 1986), Une nuit en enfer (Rodriguez, 1996) constituent ainsi une apocryphe trilogie, où il ne s’agit jamais, en réalité, contrairement à l’évidence des apparences, de susciter le désir sexué, masculin, mis en abyme, mais de s’amuser avec, en trio de duos dotés d’un féminisme soft , en instants très divertissants, où les femmes affables, au propre et au figuré « mènent la danse », sinon la partie, bien sûr d’échecs, « contre, tout contre », affirme la fausse misogynie de Guitry, des mecs aussitôt émerveillés, énamourés, rendus muets, spectateurs au carré d’un beau numéro ni maso ni phallo. N’en déplaise aux adeptes déplaisantes du « male gaze », l’infaillible Faye, la callipyge Kim, la souple Selma ne simulent des muses obtuses, des...

Blood Fest : Traitement de choc

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Le Voyeur (Michael Powell, 1960) inversé ? Davantage un hommage, dommage. À Noémie Fisher, moins sombre que Betty, plus vivante que Terence. Financé par les Texans indépendants de Rooster Teeth, Blood Fest (2018) débute bien. Le soir de Halloween, une mère trentenaire et son fils déguisé en squelette savourent ensemble, à domicile, les frasques souriantes de Béla Lugosi, selon White Zombie (Victor Halperin, 1932). Moment immédiatement émouvant, séquence de justesse, de tendresse, d’allégresse, avant de vite virer vers la détresse. En effet, un tueur masqué, massif, mutique, attend la cinéphile au sein de sa cuisine, caméra placée à la David Fincher, à l’intérieur du réfrigérateur. Le blondinet découvre illico le cadavre, tandis que l’intrus, motif très américain du home invasion , succombe au père armé, olé. La séquence, soignée, à la fois douce et sèche, séduit d’emblée, rappelle le prologue réussi de Scream (Wes Craven, 1996), alors on se dit que voici une su...