Child’s Play : Boys Don’t Cry
Des notes qui dénotent ? Une parabole qui affole… Économique et critique insuccès, adapté d’une pièce acclamée de Broadway, affublé d’un intitulé français racoleur, ridicule, éloquent, Les Yeux de Satan , en partie déprécié par le principal intéressé, Child’s Play (Lumet, 1972) s’apprécie en récit d’éducation à la con, de masculinité très tourmentée, aussi et surtout en leçon de réalisation, davantage que de morale. Il s’agit ainsi d’un jeu (d’enfant-s) dangereux (« You only lose once » affirme l’affiche), facile et funeste, avec le feu, plus celui, refroidi, de l’Enfer de naguère, a fortiori de la confiance, maxime latine explicite, réversible, dorénavant substituée à la foi, cinéphile croyant, tu peux filer fissa. Le métrage méconnu, tendu, d’antan, de son temps, partage, pardi, le paranoïaque, ou pas tant, complotisme sectaire, encore en huis clos mortifère, de Rosemary’s Baby (Polanski, 1968), présage la possession, par procuration, des esprits pervertis, ...