Angèle
Un métrage, une image : Son dernier Noël (1952) Ni celle, sérielle, de Bruxelles je t’aime , ni la pas « cagole » de Pagnol ( Angèle , 1934), Angèle ne verra/vivra jusqu’à Noël, sa mère amère, lucide, vide, qui s’appelle Lucie Vilardi, ne dit merci à la leucémie. Davantage drolatique et moins atomique qu’ensuite L’Arbre de Noël (Terence Young, 1969), Son dernier Noël de Jacques Daniel-Norman s’avère vite, dès le générique explicite, toile d’étoile, un mélodrame, donc, de manière étymologique, un drame musical, doté d’accent sudiste, autant tendre que triste. D’une Corse à l’autre, William Holden s’y baigne, « Tino-Rossi » aussi, nous voici à Nice, au creux d’un quartier désaccordé, solaire, populaire, rempli de types sociologiques, puisque pourvu d’une entraîneuse, d’une épicière, d’une grand-mère, d’un cordonnier, d’un curé, d’un douanier, d’un droguiste, d’un syndicaliste, d’un « flic », d’un électricien, d’un boulanger, d’une masse ...