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Les Petits Maîtres du grand hôtel : Garçon !

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            La lucidité ? La placidité. Le hiatus  ? Le consensus . L’addition ? L’omission. Les premiers plans symétriques, géométriques, de cuisine, de salon, d’escalier, rappellent bien sûr Shining (Stanley Kubrick) mais, même si l’on y chante, on déchante assez vite, tant pis, devant cet Overlook délocalisé du côté de Grenoble, mis en musique(s) par un émule de Jacques Demy. Les Petits Maîtres du grand hôtel (Jacques Deschamps, 2019) ressemble trop à un documentaire comportementaliste, plutôt que chorégraphique, pour chaîne de TV co-productrice, suivez mon regard vers France Télévisions. En province, après deux projections en salle encore estivales, seul votre serviteur servit de spectateur. Cependant, l’idée de ponctuer le quotidien peu serein des lycéens spécialisés par des clips en regard caméra, donc de transcender un film choral en film de chorale, ne manque point de pertinence, ni de goût, histoire de...

Humongous : Anthropophagous

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La faim, les moyens, la famille (in)humaine...   Humongous (Paul Lynch, 1982) mérite au moins en partie sa mauvaise réputation, même auprès des amateurs d’horreur(s), souvent indulgents, car ce slasher insulaire hélas largement indiffère. Il s’agit, résumons, d’une version (r)adoucie, rajeunie, du film assez sympathique, à défaut d’être gastronomique, de Joe D’Amato, auquel j’emprunte le sous-titre de mon article. Contrairement à son célèbre prédécesseur, le méconnu Humongous s’avère linéaire ; pareillement à lui, il se dote d’un diary . Comme les bonnes intentions, navigation ou non, pavent l’enfer, on va finir par le savoir, nos oisifs adolescents du moment, secourants, davantage que secouants, perdent immédiatement leur paternel bâtiment, avant de perdre la vie, parmi la nature jolie, funestement délestée du moindre son, du moindre signe d’animation, souligne avec pertinence la seule et future survivante. Qui diable décime les teens ? Le fils illégitime, guère magn...