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Affichage des articles associés au libellé Tay Garnett

Pink Cadillac

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  Un métrage, une image : Hot Spot (1990) Ce titre ironique et non érotique, à l’intitulé au sens dédoublé, puisque spatial et sexuel, ressemble à un « film de commande », comme si l’acteur-réalisateur, désormais désintoxiqué, pas encore cancérisé, entendait démontrer sa capacité à s’écarter des apartés disons plus personnalisés de Easy Rider (1969) et The Last Movie (1971), diptyque very seventies . Une vingtaine d’années après, deux ans à la suite du succès critique et public des flics de Colors (1988), le voici à délivrer un petit polar à base de vaudeville machiavélique, comme si le fameux Facteur sonne toujours deux fois (Garnett, 1946) en définitive n’existait pas. Hopper remplace fissa Figgis et retravaille un vieux script du spécialiste Charles Williams, dont viennent d’ailleurs de sortir en salles deux adaptations plutôt mineures que majeures, à savoir Vivement dimanche ! (Truffaut, 1983) et Calme blanc (Noyce, 1989). Le matériau d’origine...

La Vallée de la peur : Camera Obscura

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  « Les hommes doivent trouver en eux leurs réponses » ou périr au piège du pedigree . D’un Détour (Edgar G. Ulmer, 1945) à l’autre : on retrouve dans La Vallée de la peur (Raoul Walsh, 1947) un récit ressassé, une histoire intériorisée, une masculinité passive, une féminité active, des Euménides plus ou moins magnanimes et un Œdipe idem adopté, cette fois-ci délocalisé du côté de Santa Fe, ouf, olé. Niven Busch scénarisa Le facteur sonne toujours deux fois (Tay Garnett, 1946), écrivit aussi Duel au soleil (King Vidor, 1946), alors (re)voici du destin et du SM, en sus de Teresa, son épouse de l’époque, placée au générique et sur les affiches avant Mister Mitchum, fichtre. Les correspondances se télescopent, puisque Judith Anderson joua dans Rebecca (Alfred Hitchcock, 1940) et Teresa Wright dans L’Ombre d’un doute (Alfred Hitchcock, 1943), puisque une lampe nocturne portée rappelle le célèbre verre de lait de Soupçons (Alfred Hitchcock, 1941), puisque...

Détour : Doom

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Indy et son Temple of Doom  ; Al et son Euménide guère magnanime… À côté de Détour (Edgar G. Ulmer, 1945), Le facteur sonne toujours deux fois (Tay Garnett, 1946) confine à la comédie ; face au damné Tom Neal, John Garfield se déguise en gagnant et comparée à la bien nommée Ann Savage, Lana Turner se métamorphose en bonne sœur. Un « film noir » ? Une « femme fatale » ? Je me gausse des genres, je me fous des figures : Détour décrit un enfer miniature, dont la radicalité ne laisse pas de séduire ni de sidérer. Au sortir de la guerre, on devrait, victorieux, s’égayer, se divertir, « boire un verre », « manger un morceau », écouter une chanteuse heureuse au cabaret du coin, hein, de surcroît papoter avec le premier venu, supporter qu’il choisisse sur la machine du resto ce morceau, aussi maudit que la rengaine autant mémorielle de Casablanca (Michael Curtiz, 1942). Pour vous dévoyer du chemin de votre choix, vou...

China Moon : En direct sur Ed TV

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  « Ne pas perdre le nord » ou ramer vers sa mort… China Moon (Bailey, 1994) commence comme Chinatown (Polanski, 1974), par un adultère photographié ; on le doit d’ailleurs au directeur de la photographie de American Gigolo (Schrader, 1980), La Féline (Schrader, 1982), Le Pape de Greenwich Village (Rosenberg, 1984), Mishima (Schrader, 1985), Un jour sans fin (Ramis, 1993), Dans la ligne de mire (Petersen, itou), Pour le pire et pour le meilleur (Brooks, 1997), Incident au Loch Ness (Penn, 2004) ou Les Producteurs (Stroman, 2005). Puis il se poursuit tel La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Floride idem , meurtre du mari, instrumentalisation sentimentale. Bailey travaille en tandem , puisque son épouse Carol Littleton, accessoirement monteuse de La Fièvre au corps , encore, E.T., l’extra-terrestre (Spielberg, 1982), Grand Canyon (Kasdan, 1991), Ce que veulent les femmes (Meyers, 2000) ou Un crime dans la tête (Demme, 2004), assemble l’ensembl...