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Affichage des articles associés au libellé Claude Nougaro

Et tu t’amènes au cinéma

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  Exils # 32 (16/05/2024) À dix euros le ticket (qui n’explose, n’en déplaise à Bill Burroughs), mieux vaut ne pas se planter. Si l’on se dit que ce prix moyen d’une place de cinéma en monnaie de singe communautaire devrait décourager le « grand public », a priori impacté par la « paupérisation » économiquement constatée d’une croissante partie de la société, il convient de se souvenir du succès financier du classé « septième art » en période de désespoir, donc durant la Grande Dépression aux États-Unis puis pendant l’Occupation ici. Avec son prologue explicite et symbolique – future et point pure nouvelle Ève, l’anti-héroïne y dérobe une pomme parmi la « Grosse Pomme » – de chômeuse voleuse ; avec son dépaysement aussi fantasmatique et fantastique qu’érotique et exotique ; avec son parallélisme spatial, une jungle insulaire et autarcique au large de Sumatra versus de la capitaliste et phallique New York la fameuse « jung...

Titanic Rising : Nathalie

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  Miroir du drame ? Dame au miroir… Il avait un joli nom mon guide Gilbert Bécaud Votre serviteur la découvrit en coda du Chemtrails over the Country Club de Lana (Del Rey, olé), reprise du For Free de Joni (Mitchell, ma belle), revisité à trois voix, voilà Zella (Day, eh ouais). Deux ans avant paraissait un opus acclamé à juste titre, au titre antithétique explicite. Voix virtuose, lyrics au cordeau, mélodies remarquables, arrangements stimulants : Titanic Rising se caractérise par ses qualités, sa singularité, ses correspondances avec le passé. On peut certes ainsi (re)penser à Miss Mitchell, à la très chère Karen Carpenter, à Brian Eno & Brian Wilson, cependant ce disque exquis, plein, épuré, dix pistes d’une quarantaine de minutes de calme tumulte, possède sa propre personnalité, ne ressemble en réalité miroitée, pas augmentée, qu’à sa svelte interprète, l’auteur, compositrice, réalisatrice Natalie Mering, alias Weyes Blood. Wise blood de wise gir...