The Wind : The Wind
Disons un no woman’s land soigné, cependant languissant... Une actrice, une réalisatrice, une scénariste, une monteuse : à défaut d’être féministe, voici bel et bien un western (au) féminin. Moins emmerdant mais autant indie que La Dernière Piste (Kelly Reichardt, 2010), The Wind d’Emma Tammi (2018) ne saurait hélas rivaliser avec The Wind de Victor Sjöström (1928), idem écrit par une femme, à savoir Frances Marion, notamment rédactrice pour Mary Pickford, relisez-moi ou pas à propos de Pollyanna (Paul Powell, 1920), alors adaptatrice de la romancière Dorothy Scarborough. En dépit des bourrasques mesurées présentes sur la bande-son, ce portrait en POV par procuration d’une pionnière paranoïaque manque de souffle, de folie, de sens de l’espace, de la surprise. Si le Roman Polanski de Répulsion (1965) empruntait ses mains murales au Jean Cocteau de La Belle et la Bête (1946), le métrage trop sage du jour ensoleillé paraît s’inspirer de REC (Jaume Balagueró...