Phantom of Death : L’Affaire Dominici
Orlac et ses mains ? Un requiem pour chacun de nous, sage ou fou, teen ou sénile. Contrairement aux correspondances, les coïncidences n’existent pas, surtout au cinéma, alors ne t’étonne pas si Phantom of Death (1988) relit La Mouche (1986). Il s’agit d’un mélodrame littéral, à propos d’un pianiste atteint de progéria, en sus adepte du zen des arts martiaux. Seth Brundle se transformait-détériorait, Robert Dominici vieillit à la vitesse grand V. Condamnés à vivre, à survivre, à mourir, à se reproduire, les héros existentiels, fraternels, de Cronenberg & Deodato sèment autour d’eux la mort encore et encore. Mis en abyme sur un scooter , derrière une conductrice juvénile, manière amusante de sortir de son propre film, le cinéaste sembla par ses dires se désintéresser du sujet, de l’objet, auquel il participa seulement en raison de la base réaliste de l’argument et pour les présences stimulantes de Pleasence & York. Qu’importe, puisqu’il signe l’un de ses titres ...