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Affichage des articles associés au libellé Emmanuel Finkiel

La Mécanique des corps : Réparer les vivants

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Matthieu Chatellier. Je dis, pour lui refaire son anatomie. L’homme est malade parce qu’il est mal construit. Artaud, Pour en finir avec le jugement de dieu   Put on your red shoes and dance the blues Bowie, Let’s Dance Croyez-le ou non, l’amputation constitue l’une des niches du X en ligne. Rien de neuf, finalement, et sans l’élégance, hélas, du Tristana de Buñuel, mémorable exercice de fétichisme prothésiste remarquablement porté par une Catherine Deneuve décolorée. Point d’érotisation (à la Crash de Cronenberg , par exemple) ni d’héroïsation (malgré une brève volonté de renouer  avec la SF d’adolescence) ici, pas de noms (ils figurent au générique de fin), de relation (au sens de récit) ou de narration (optique de la chronique). Du côté de la côte normande (à défaut de celui de Guermantes), il convient non plus de rechercher puis de retrouver le temps perdu, la ...

Amour : Gerontophilia

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Suite à son visionnage sur le service Pluzz de France Télévisions, retour sur le titre de Michael Haneke. Assez chambré par nos soins pour sa finesse éléphantesque (sauvagerie scolaire et quasi complaisante de l’espèce humaine), sa propension à donner des leçons (spécialement sur la violence au cinéma), sa posture puritaine d’auteur démonstratif (mettre le spectateur à distance de ses vils plaisirs scopiques, le malmener en faisant des manières maniéristes), Haneke se refait une santé en compagnie contradictoire de la maladie. Le possible masochisme à s’infliger une large part ( Benny's Video , Code inconnu , La Pianiste , Caché , Le Ruban blanc ) de la filmographie de ce cinéaste prisé par William Friedkin – que nous aimons entièrement, lui, en semblable et mémorable explorateur des nuits de l’âme – paierait donc in fine  ? Oui et non, seulement en partie, tant le naturel, conceptuel et visuel, finit toujours par revenir (au galop lent de Trintignant), y compris...

Je suis : Les Trois Visages de la peur

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Emmanuel Finkiel. La nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui. Descartes, Méditations philosophiques , Méditation Sixième : De l'existence des choses matérielles Osons renverser René : je suis donc je pense (et j’aime et je me souviens) – tout le beau film d’Emmanuel Finkiel ( Voyages , auparavant évoqué via un article sur la représentation de la Shoah au cinéma) se tient dans cette affirmation, ce primat, cette présence à soi et au monde. Voici une œuvre de visages, de regards, de mots et de récits maladroits, figés, amoindris, vivants, le mémorable aperçu d’un pays presque en autarcie, replié sur son invisibilité (différente de cell...