Shell : Le Plein de super
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Scott Graham. Ce que nous écrivions naguère à propos de Iona , on pourrait le reprendre à présent, presque littéralement, on ne le fera pas, toutefois, le copier-coller pas réellement ma tasse de thé. Et cependant Shell s’avère de la même manière, différemment, un portrait de femme, un film de visages et de paysages, une cartographie des sentiments, des élans, des saisons et des horizons, au final pas si loins, à portée de main, de camion de bûcheron. Dans Shell , une demoiselle quasiment majeure officie dans une station-service écossaise, un brin western , au côté de son papounet épileptique, abandonné par sa moitié, par conséquent mère démissionnaire, comme disent les sociologues suspects, quand la gamine de dix-sept ans en comptait quatre. Autour d’elle, soleil d’ébène aux chaussettes de fillette, à la poitrine déjà féminine, à la grâce de son âge, au charme de sa face sans maquillage, gravitent trois types...