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Affichage des articles associés au libellé John Sturges

Space Cowboys

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  Un métrage, une image : Les Mercenaires de l’espace (1980) Corman & Cameron, le premier produit, pardi, en casse presque son tiroir-caisse, le second cumule les fonctions, alors à l’orée de la carrière que l’on connaît. Derrière ou au-delà de la caméra, d’autres mecs de talent, se moquant du manque d’argent : le subtil scénariste John Sayles ( Piranhas , Dante, 1978, L’Incroyable Alligator , Teague, 1980, Hurlements , Dante, 1981, Le Clan de la caverne des ours , Chapman, 1986), aussi l’auteur du renommé Brother (1984) ou du beau Limbo (1999) ; le directeur de la photographie Daniel Lacambre ( La Carrière de Suzanne , Rohmer, 1963, Le Père Noël a les yeux bleus , Eustache, 1966) ; le compositeur James Horner ( Krull , Yates, 1983) et, last but not least , le réalisateur Jimmy T. Murakami, animateur émérite, amateur de tortues, surtout ninja, encore clipeur pour Kate Bush, sinon Elvis ( King of the Mountain ). Devant, sur l’écran, un casting choral i...

Airport

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  Un métrage, une image : Dans la souricière (1959) À la suite du Fils (Pierre Granier-Deferre, 1973), retour de long cours, reflet de frères fraternels guère, belle-sœur de bonheur-malheur, chevelure à chavirer, viol conjugal à éviter. La pancarte patraque le matraque à Widmark : « All laws strictly enforced », à Tula, ça rigole pas. Western moderne, dont la dimension œdipienne s’inspire à l’évidence de celle du récent À l’est d’Éden (Elia Kazan, 1955), The Trap piège le spectateur dès le début bienvenu, jusqu’à l’épilogue over the top , en écho a contrario au nordiste Hitchcock ( La Mort aux trousses , 1959). Le caïd à transalpin patronyme, désenchanté, de sa réputation de « démon » et de ses rivaux rajeunis « fatigué », veut s’enfuir via un avion d’occasion, au sein d’un désert austère, carrément caniculaire, ses types postés sur les collines, idem déguisés en flics hypocrites. L’avocat en costard doit servir de guide, conva...

Hyènes : Money Monster

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de   Djibril Diop Mambéty. A film is a kind of meeting; there is giving and receiving. Now that I have made it, Hyènes belongs as much to the viewer as to me. You must have the freedom and confidence to understand and critique what you see. DDM Dans Zombie (1978), autre conte anticonsumériste du capitalisme comme cannibalisme, Romero accomplissait un caméo de réalisateur de JT très débordé ; dans Hyènes (1992), Diop Mambéty s’octroie le rôle d’un ex -magistrat, « de mes deux », vitupère l’épicier populaire puis sacrifié, manière de (se) mettre en abyme mais aussi à distance le « didactisme » de l’ensemble. Le fils d’imam pourrait prêcher, désirer condamner, il se contente d’observer, avec une clarté cadrée au cordeau, de son chœur en couleurs les quelques qualités, les dangereux défauts. Au terme de la moralité pas si manichéenne, moins douce qu’amère, Draman disparaît, s’évapore...

La Prisonnière du désert : Mon oncle

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  Manier la lumière, quitter ses ténèbres… Une première porte, d’abord ouverte, une seconde, ensuite fermée, clôture de l’épopée, accomplie en optique truquée : voici la célèbre boucle bouclée de La Prisonnière du désert (Ford, 1956), film majeur de son auteur, où « un poète de la haine », dixit Scorsese , s’entête à retrouver, durant des années, sa nièce à la fois adorée, détestée, gosse à la Oz, voire survivante à la Anne Frank, fissa transformée en squaw, mais pas trop. Ford filme donc un double retour, il le fait de façon magnifique, pour ainsi dire contrapuntique, considérez, d’une scène à la suivante, spectaculaire et discret, le changement d’axe à cent quatre-vingts degrés. Aussitôt surcadrée, à contre-jour éclairée, part noire de nuit intime, ainsi figurée, signifiée, plus tard à l’assemblée attablée exposée, par un personnage au racisme décomplexé, assumé, une femme s’avance vers un panorama en effet monumental, celui de Monument Valley, précédée en trave...

Croix de fer

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  Un métrage, une image : L’Aigle s’est envolé (1976) « Anything is possible », en tout cas au cinéma, en particulier cet occasionnel commando improbable, (trans)porté par un casting choral impeccable, mentions spéciales à Duvall, en stoïque colonel Radl (salut à l’ idem Redl, 1985, de Szabó), à Pleasence, en (super) Himmler. Un an avant le Steiner de Coburn du Peckinpah ( Croix de fer , 1977), toujours produit par ITC, pourtant plus « présenté » par Lew Grade, qu’il se console avec l’eugénisme nazi de Ces garçons qui venaient du Brésil (Schaffner, 1978), voici l’homonyme de Caine selon Sturges & Mankiewicz, fifils à son papa et scénariste (officiel ou officieux) pour Cosmatos, Dante, Donner, Hamilton ou Yates, transposant ici le succès littéraire de Mister Higgins. Bien escorté par deux locaux bien connus, à savoir le directeur de la photographie Anthony B. Richmond ( Ne vous retournez pas , Roeg, 1973), la monteuse Anne V. Coates ( Lawrence d’...

À l’Ouest, rien de nouveau

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  Un métrage, une image : Outlaws 1 (1998) + Outlaws 2 (1999) « Surprise is the key », en effet, surtout au sein (surexposé) de ce style de ciné ; hélas, le réalisateur des estimables Blue Holocaust (1979) et Anthropophagous (1980) n’en réserve aucune au spectateur sans peur, aussi personne ne rapprochera son supposé, dispensable et anecdotique diptyque du mémorable Impitoyable (Clint Eastwood, 1992), malgré un argument presque similaire de vengeance – ou justice, suivant la perspective adoptée – « genrée ». Transposition transgenre des Sept Mercenaires (1960) de John Sturges, donc, déjà, des Sept Samouraïs (1954) d’Akira Kurosawa, tandem renommé, auquel le titre français du DVD, Rocco et les « Sex » Mercenaires , adresse un clin d’œil circonstanciel, Outlaws de Joe D’Amato pouvait pourtant participer, sinon d’un féminisme soft (ou hard ), au moins d’un révisionnisme orienté vers l’onanisme. En réalité, en dépit d’une directio...

Star Trek : Sans limites : Le Fou de guerre

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Blockbuster abrutissant ? Quinquagénaire à contre-courant.   Si vis pacem para bellum Le changement, c’est maintenant. François Hollande Ma petite entreprise Connaît pas la crise Alain Bashung Dans l’espace, personne ne vous entend pleurer votre père parti, perte partagée par Kirk, Spock et Jaylah, à part le docteur McCoy, confident du capitaine et du Vulcain, à l’exception de Scotty, mécanicien à l’écoute de l’amazone albinos. Film endeuillé, dédié à Leonard Nimoy & Anton Yelchin, film énergique, réalisé par le Justin Lin de Fast and Furious , quatre titres au compteur, film mal reçu par la critique et le public, Star Trek : Sans limites (2016) mérite sa réévaluation, sa restitution au sein du contexte américain, européen. On le sait, Gene Roddenberry conçut sa progressiste série des sixties en allégorie sociale épisodique de l’Amérique, l’USS Enterprise transparente transposition altruiste de la tumultueuse entreprise USA. Le co-sc...

Battleship Island : Banzaï

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Cuirassé encombré ? Gueules noires auxquelles croire… Au cinéma, peut-être par-delà, les Japonais, pour les Coréens, ressemblent aux nazis dépeints par les Européens : des repoussoirs absolus, des barbares en costards, les meilleurs ennemis que l’on adore détester, que l’on apprécie de voir trépasser. Carrément caricatural, Battleship Island (2017) contourne quand même le manichéisme, car il possède aussi un traître issu de Séoul, de surcroît nationaliste, indépendantiste, fétiche à exfiltrer. Ailleurs, la jeune Coréenne crue tatouée, révélée exilée, violée, prostituée par un similaire ressortissant, raconte au calme les scarifications que lui imposa un sadique « secrétaire de mairie » de son pays. Il évacue en sus la moindre once de triomphalisme, de chauvinisme, s’achève sur une victoire à la Pyrrhus, sur une liberté incertaine éclairée par l’immense et sinistre brasier de Nagasaki, « quelle horreur », en effet, quel crime (in)qualifiable de gu...

Les Nouveaux Mecs : Masculinités multiples et cosmopolites

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Images d’hommes, image des hommes, hommes d’image. Le « divertissement inoffensif » n’existe pas au cinéma et même dans la bonne humeur Les Tontons flingueurs (Lautner, 1963) confronte les générations, le gangstérisme de papa, presque littéral, connaisseur de l’Occupation (la fameuse réplique d’Audiard sur l’audace des connards reformule saint Thomas d’Aquin, d’accord, elle renvoie de surcroît vers une période de non-droit qui laissa des traces parmi l’esprit du scénariste), face à une jeunesse espiègle, éprise de parties autant que de musique concrète. Disons dix ans plus tard, d’après A.D.G., exit Simonin, flanqué de Jean-Marie Poiré, le réalisateur relira et renversera ce schéma dans Quelques messieurs trop tranquilles , invasion hippie en milieu rural. Ventura se fait donc dépasser par Patricia, changement de temps et de mœurs désormais insouciants (la guerre d’Algérie finit l’année précédente). Précis et modeste, le métrage ne se soucie pas de sociologie, D...