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Affichage des articles associés au libellé Takashi Koizumi

Supercondriaque

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  Un métrage, une image : Chaussette surprise (1978) Merci à Jacqueline Waechter « C’est trois couples qui ont un accident de voiture dans Paris… » – trois années après l’excellent Exhibition (1975), l’éclectique Davy, pornographe mais pas que(ue), puisque en sus producteur de Miller ( La Meilleure Façon de marcher , 1976), Pollet ( L’Acrobate , idem ) ou Caputo ( L’Exécutrice , 1986), distributeur de Clark ( Another Day in Paradise , 1997) & Koizumi ( Après la pluie , 2000), s’essaie donc à la comédie chorale en compagnie d’un Jean-Claude Carrière encanaillé, allez, remarquez ses caméos au resto, en auto. À l’instar du Trouble-fesses (Foulon, 1976), doté d’un style différent, certes,  Chaussette surprise à son tour portraiture des hommes immatures et des femmes fortes. Face à Rufus, Haller et Le Coq, Anna Karina, Bernadette Lafont et Christine Pascal, trois actrices complices, trois décédées à célébrer, en douceur dessinent un changement de régime, un re...

Le Château de l’araignée : La Prophétie des ombres

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Akira Kurosawa. Après un prologue choral sur le Fuji à la Stromboli (Rossellini, 1950), moralisateur et misogyne, une bataille clanique se déroule hors-champ, par messagers essoufflés interposés. Puis deux cavaliers victorieux se perdent parmi une forêt qu’ils connaissent pourtant bien, y trouvent un destin dévidé de façon orale et littérale par un « esprit malin » au féminin. « Nos désirs font nos rêves » résument-ils en se marrant au sortir du sinistre enchantement et le reste du métrage minuté, divisé par un trio de fondus au noir en trois grandes parties équilibrées, va parapher le présage, ratifier le ramage, volatiles indociles inclus. Déjà déceptive au niveau de l’épique, la trame confirme ainsi le programme, verrouille le drame à base de fidélité, de félonie, de trahisons en série, de fondations en effet pourries, celles du château ou des idéaux. Shakespeare, certes, mais aussi et sur...

Après la pluie : The Blade

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Derrière ce titre, aux allures d’un morceau de Satie, se cache une émouvante fable morale sur la bienveillance, le déshonneur et la liberté, écrite par Kurosawa, filmée par Takashi Koizumi, son assistant et ami de trente ans. Le film, dédié à sa mémoire, s’ouvre d’ailleurs sur trois photographies en noir et blanc du réalisateur au travail. Élie Chouraqui, coproducteur inattendu, en raison du manque de financement international, nous apprend que la mort seule (et l’attente de l’actrice principale) l’empêcha de mettre en scène ce testament, qui s’abreuve à l’ensemble de sa filmographie, ainsi que le récit à l’eau du ciel ou de la terre, avec la présence concrète et symbolique d’un fleuve rappelant celui de Renoir. De ses premiers plans jusqu’au dernier, l’œuvre respire remarquablement, inscrite dans l’animisme de la culture asiatique, le shintoïsme « naturel » irriguant, entre autres, aussi bien La Harpe de Birmanie (notons que Koizumi travailla pour Ichikawa) que...