Les Possédés
Un métrage, une image : Gunblast Vodka (2001) Filmée à l’esbroufe, fondée sur du snuff , filmique malbouffe, rien de neuf, cette comédie policière, en définitive pas si putassière, disposait, « sur le papier », d’un certain potentiel, même structurée « à la truelle », déployée en parallèle, presque un plan, un instant, dans chaque camp. Buddy movie délocalisé du côté de Cracovie, davantage de Wrocław, Gunblast Vodka voudrait bien, mine de rien, associer la satire au thriller , faire sourire la spectatrice et le spectateur, aussi leur faire peur, en sus se moquer de l’antisémitisme, surtout polonais, se soucier d’une muse dédoublée, décédée, kidnappée. Connaissant, reconnaissant, ses classiques, il vole au Voyeur (Powell, 1960) sa caméra-couteau, à Leroi & Ninn leurs filles tout sauf faciles, victimes en cuir. Le cocktail du méconnu Jean-Louis Daniel ne s’avère cependant substantiel, boit vite la tasse, hélas, décline son identité trafi...