Les Merveilles : L’Apiculteur
S uite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Alice Rohrwacher. La réalisatrice trentenaire (flanquée de sa sœur actrice), originaire de Toscane, ancienne universitaire (littérature et philosophie) formée au cinéma à Turin, connaît-elle le film de Theo Angelopoulos, L’Esprit de la ruche de Víctor Erice ou Candyman de Bernard Rose ? « Me ne frego », affirmait il (pas vraiment) caro Benito. Elle délivre en deuxième salve, en Ombrie de fiction, une chronique adolescente, apicole et en partie autobiographique assez anodine (très généreux prix à Cannes), digérant maladroitement et interminablement disons La dolce vita (ruralité versus vulgarité, autarcie face à l’horizon), L’Effrontée (fascination d’une apparition, Monica Bellucci en Brunehilde magnanime et méta), L’Été où j'ai grandi (fantastique du réel, présence anxiogène des adultes) ; la famille devient une ruche dépareillée mais solidaire et la puberté un espace d’émancipation fém...