Grandmother’s House : Comment j’ai tué mon père
Parents trop accueillants, roquette suspecte, secret préservé, atrocité actualisée… Le petit Chaperon rouge se déshabille, et va se mettre dans le lit, où elle fut bien étonnée de voir comment sa mère-grand était faite en son déshabillé. Perrault Avec son oreille coupée (racontée) à la Blue Velvet (David Lynch, 1986) et ses canaux-tombeaux à la Ça (le bouquin de King, publié la même année), Grandmother’s House (Peter Rader, 1988) constitue un conte de fées défait, une démonstration de dessillement, un déploiement de malédiction (familiale). Ce métrage méconnu mérite d’être (re)découvert, car il parvient à créer un climat de tragi-comédie réussie, reposant pourtant sur un postulat peu amusant, celui d’un inceste paternel insoupçonnable, insoupçonné, révélé puis presque reproduit in extremis , mince. Plus tard, Rader rédigera Waterworld (Kevin Reynolds, 1995) ; pour l’instant, il illustre avec précision le sujet de Peter (& Gayle) Jensen, ici aussi directeur...