Le Deuxième Souffle : Le Samouraï (1967) Explorons la relecture inspirée de Natsu Zuma. Nathalie Delon, invisible et troublant reflet féminin d’un acteur iconique, littéralement adoré par son cinéaste, au pseudonyme emprunté à l’auteur de Moby Dick, lui-même attiré par les amours entre hommes, observe Costello par le bien nommé judas, présage des futures caméras de surveillance aux perspectives anamorphosées. Pour l’instant le regard perdu vers un ailleurs impossible, il se précipitera bientôt, dans ses gants blancs de tueur à la John Woo, avec la reconnaissance d’un autiste finalement revenu au sein de sa forteresse vide, loin de la traque du flic (en métro parisien, moderne avatar des Enfers) et de ses corbeaux de mauvais augure, caricatures de l’oiseau encagé lui tenant lieu d’unique et d’éphémère compagnie (car, sous peu, pareillement occis), entre les accueillants bras noirs de sa mort métisse et chantante – son pistolet dépourvu de char...