Articles

Affichage des articles associés au libellé Albert Dupontel

La Secrétaire

Image
  Un métrage, une image : Le Piège à cons (1979) À Jacqueline ou Bakounine Muni d’un thème musical inepte, surutilisé jusqu’à la nausée, ponctué de courses-poursuites empruntées au slapstick , Le Piège à cons constitue donc la vraie-fausse suite de Solo (1970), sinon de L’Albatros (1971), surtout une comédie noire terminée par un double meurtre de désespoir. Mocky s’y souvient de Malraux, trafiquant connu de sculptures du cru, de Delacroix, sa célèbre et à demi dénudée Liberté guidant le peuple délocalisée parmi un panier à salade, il fallait y penser, oser, se moque des annonces sexuelles du bobo Nouvel Obs , il relit aussi, à l’économie, la cavale de Clyde & Bonnie, désormais relookés en « terroriste » amatrice et professeur (un) peu en fureur. Durant le gouvernement finissant de VGE, rien ne va bien, rien ne va mieux, comme le constate illico l’exilé, aux diamants indonésiens sous le nez des douaniers passés. Rayan revient, pas vingt ans après...

Les Enfants du désordre

Image
  Un métrage, une image : Rue des prairies (1959) Denys de La Patellière ne possède le moindre soupçon de personnalité, il se repose sur les personnages, leurs paroles, leurs interprètes, à savoir sur le travail valeureux et savoureux du tout sauf tocard Audiard. Mélodrame familial divisé en deux temps, le passé, le présent, Rue des prairies dispose d’une scène dite d’exposition assez excellente, modèle de litote dépouillé de parlote, où explose en silence l’éloquence de la présence de Gabin déguisé en prisonnier guerrier émancipé, endeuillé, cocufié, donc doté d’un « fils préféré », émouvant « délinquant » de Dumas à défaut de celui de Nicole Garcia. Ensuite, ça se complique, le bâtard se bagarre, sa sœur et son frère font la paire, tandem pragmatique de réussite cynique. Tout se termine au tribunal, père accablé, « mineur » libéré, amour masculin jamais mesquin formulé enfin. L’adaptateur/dialoguiste s’y connaissait en cyclisme, il esquiv...