La Secrétaire
Un métrage, une image : Le Piège à cons (1979) À Jacqueline ou Bakounine Muni d’un thème musical inepte, surutilisé jusqu’à la nausée, ponctué de courses-poursuites empruntées au slapstick , Le Piège à cons constitue donc la vraie-fausse suite de Solo (1970), sinon de L’Albatros (1971), surtout une comédie noire terminée par un double meurtre de désespoir. Mocky s’y souvient de Malraux, trafiquant connu de sculptures du cru, de Delacroix, sa célèbre et à demi dénudée Liberté guidant le peuple délocalisée parmi un panier à salade, il fallait y penser, oser, se moque des annonces sexuelles du bobo Nouvel Obs , il relit aussi, à l’économie, la cavale de Clyde & Bonnie, désormais relookés en « terroriste » amatrice et professeur (un) peu en fureur. Durant le gouvernement finissant de VGE, rien ne va bien, rien ne va mieux, comme le constate illico l’exilé, aux diamants indonésiens sous le nez des douaniers passés. Rayan revient, pas vingt ans après...