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Affichage des articles associés au libellé Olivier Marchal

All You Can Eat Bouddha : All Inclusive

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Perfidia dépourvue de perfidie… Curiosité concoctée par des Québécois à Cuba, All You Can Eat Bouddha (Lagarde, 2017) peut laisser certain spectateur sur sa faim, néanmoins ce premier met(rage)s ne manque pas de saveur(s), s’apprécie à sa juste valeur, c’est-à-dire à l’instar d’un rêve sensuel, funeste, doux-amer, agrémenté de sourires et de mystères. Dans un Palais a priori paradisiaque, en réalité promis à la ruine, la renaissance de persistance, le personnel et les touristes se fascinent, sinon se prosternent, pour un Français rétif, massif, fichez-moi la paix, mouais. Diabétique, boulimique et mutique, Mike dévore du sucré, du salé, du cru, du cuit, délivre une pieuvre parlante prisonnière sur la plage puis guérit aussitôt, de quelques mots, chuchotement à son oreille, une taciturne anorexique, au papounet très bronzé, reconnaissant, doté d’entregent. Autour de l’hôtel autarcique, le monde mute, « l’administration » se métamorphose, nouvelles révolutionnaires ...

Une hirondelle ne fait pas le printemps

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Sociologie du cinéma ? Subjectivisme financier de saison. Le Printemps du cinéma vient donc d’atteindre cette année sa majorité ; lancée en 2000, dans le sillage de la Fête du cinéma (elle-même organisée près de cent ans après la naissance du « septième art » version Lumière), par la puissante FNCF (synergie de syndicats émergée à la Libération, une vingtaine environ, « catégoriels » ou non, à Paris et en région, en charge de quasiment la totalité du parc français des salles), l’opération, étalée sur trois jours, du dimanche au mardi, vise à développer la fréquentation par un abaissement du prix du billet, disons de moitié (au lieu de huit, quatre euros). En dix-huit éditions, le visa (« choses vues » et entendues, indeed ) du « voyage immobile » (tous les cinéphiles personnifient le capitaine Nemo, même sans sous-marin) connut une inflation modérée, puisqu’il débuta au coût de trois euros et une poignée de ( dollars ) centime...

Les Lyonnais : Le Prix du danger

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Suite à son visionnage sur le service Pluzz de France Télévisions, retour sur le titre d’Olivier Marchal. L’aimable Marchal (apprécier à la TV son féminin Borderline , redécouvrir son très noir MR 73 ) passe de l’autre côté (de la loi) et vise à l’évidence l’opéra (omniprésence asphyxiante de la partition signée Erwann Kermorvant) : hélas, il rate la reconstitution historique et frise la paresse formelle et narrative (pas de canasson décapité façon Coppola, rien qu’un grand clébard noir pendu à une piaule d’architecte) ; ce ratage, toutefois honnête dans sa peinture de gens malhonnêtes, ce ressassement (tout sauf déplaisant) de morale illégale, d’amitié sacrée, de passé à conjurer, valent surtout pour une violence sèche, la belle présence (trop brève) de Valeria Cavalli et un intéressant (voire attachant) personnage de traître (remarquable Tchéky Karyo, par ailleurs voyou intense, théâtral, dans L’Amour braque ou émouvant flic coupable et estropié dans The Missing ,...