All You Can Eat Bouddha : All Inclusive
Perfidia dépourvue de perfidie… Curiosité concoctée par des Québécois à Cuba, All You Can Eat Bouddha (Lagarde, 2017) peut laisser certain spectateur sur sa faim, néanmoins ce premier met(rage)s ne manque pas de saveur(s), s’apprécie à sa juste valeur, c’est-à-dire à l’instar d’un rêve sensuel, funeste, doux-amer, agrémenté de sourires et de mystères. Dans un Palais a priori paradisiaque, en réalité promis à la ruine, la renaissance de persistance, le personnel et les touristes se fascinent, sinon se prosternent, pour un Français rétif, massif, fichez-moi la paix, mouais. Diabétique, boulimique et mutique, Mike dévore du sucré, du salé, du cru, du cuit, délivre une pieuvre parlante prisonnière sur la plage puis guérit aussitôt, de quelques mots, chuchotement à son oreille, une taciturne anorexique, au papounet très bronzé, reconnaissant, doté d’entregent. Autour de l’hôtel autarcique, le monde mute, « l’administration » se métamorphose, nouvelles révolutionnaires ...